Dee Dee Bridgewater se rappelle ses débuts : « J’avais envie d’une carrière comme Dionne Warwick »
Dee Dee Bridgewater et sa fille, China Moses, sont les invitées exceptionnelles de l’émission « Le Monde d’Élodie » cette semaine, à l’occasion de la sortie de leurs nouveaux albums, « Elemental » pour la mère et « It’s Complicated » pour la fille. Dans le premier épisode, Dee Dee Bridgewater évoque son parcours musical et ses réflexions sur son identité.
À 76 ans, Dee Dee Bridgewater est reconnue comme l’une des voix emblématiques du jazz et de la soul. Née Denise Eileen à Memphis, elle a adopté le surnom de Dee Dee, un choix qui témoigne de l’affection de ses parents pour la culture française. Sa carrière, marquée par des collaborations avec les plus grands noms du jazz, est un modèle de réussite et de résilience.
Lors d’un échange avec sa fille, Dee Dee a souligné l’importance de sa voix, la considérant comme une extension de son être. « Ma voix fait partie de ma vie. C’est mon corps, c’est mon âme, c’est tout pour moi, » a-t-elle déclaré. China Moses, également artiste, a affirmé partager ce sentiment.
En se remémorant ses débuts, Dee Dee a expliqué que son prénom était devenu Dee Dee à cause de la difficulté des enfants à prononcer Denise. Elle a également partagé des anecdotes sur son expérience en France, où elle a souvent été confrontée à des préjugés liés à sa couleur de peau et à son identité.
Un moment marquant de son parcours a été la sortie de son album « Red Earth: A Malian Journey ». Lors d’une émission politique, elle s’est exprimée avec véhémence sur les stéréotypes et l’arrogance perçue des Français concernant la culture afro-américaine, déclarant : « Vous ne connaissez pas mon peuple ! Vous ne me connaissez pas du tout et maintenant, je m’arrête ! »
Enfin, elle a évoqué la chanson « Raindrops Keep Falling on My Head », qu’elle a choisie pour son premier album, exprimant son admiration pour Burt Bacharach et Hal David, et son désir de suivre une carrière similaire à celle de Dionne Warwick.
Cet échange entre mère et fille met en lumière non seulement le parcours artistique de Dee Dee Bridgewater, mais aussi les complexités de l’identité et de l’appartenance culturelle.
Source : franceinfo
