Scientists discover a hidden brain rhythm that could improve Parkinson’s treatment

Découverte d’un rythme cérébral caché pour améliorer le traitement de la maladie de Parkinson

Des chercheurs ont récemment identifié un rythme cérébral spécifique qui pourrait optimiser les traitements de la maladie de Parkinson, en particulier à travers la stimulation cérébrale profonde (DBS). Cette technique, qui réduit les problèmes de mouvement liés à la maladie, semble dépendre de la stimulation d’un réseau cérébral qui communique principalement via un rythme bêta relativement rapide, compris entre 20 et 35 Hz.

Cette étude a été réalisée par un groupe interdisciplinaire de neuroscientifiques et de cliniciens des hôpitaux universitaires de Cologne et Düsseldorf, de la Harvard Medical School et de la Charité de Berlin. Les résultats, publiés dans le journal Brain, intitulés « The Deep Brain Stimulation Response Network in Parkinson’s Disease Operates in the High Beta Band », représentent une avancée significative en combinant des approches d’électrophysiologie et d’imagerie cérébrale, qui avaient jusqu’alors été étudiées séparément.

La stimulation cérébrale profonde du noyau sous-thalamique est une thérapie établie pour atténuer les symptômes moteurs chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Ce traitement utilise des électrodes implantées pour délivrer de petites impulsions électriques à des zones situées profondément dans le cerveau. Des recherches antérieures avaient permis de déterminer les zones où la stimulation était la plus efficace, mais n’avaient pas réussi à capturer simultanément la localisation spatiale et le timing des signaux électriques.

Pour explorer cette connexion, l’équipe a analysé un groupe multicentrique composé de cinquante patients et de cent hémisphères cérébraux. Les scientifiques ont enregistré l’activité cérébrale à l’aide des électrodes DBS implantées et de la magnétoencéphalographie (MEG). Leur analyse a révélé que le réseau reliant le noyau sous-thalamique aux zones frontales du cerveau communique principalement à une fréquence rapide (20-35 Hz). La force de cette connexion était corrélée à l’amélioration des symptômes moteurs des patients après l’implantation des électrodes.

Les résultats suggèrent qu’un rythme cérébral particulier agit comme un canal de communication entre le noyau sous-thalamique et le cortex cérébral, pouvant ainsi médiatiser les effets thérapeutiques de la stimulation cérébrale profonde. Selon le Dr Bahne Bahners, premier auteur de l’étude, cette découverte pourrait permettre d’ajuster les paramètres de la DBS de manière plus précise à l’avenir, notamment pour les patients qui n’ont pas encore bénéficié de manière optimale de cette technique.

Ces avancées pourraient donc poser les bases d’une stimulation cérébrale profonde plus personnalisée, adaptée aux réseaux cérébraux individuels des patients, surtout lorsque les paramètres actuels ne fournissent pas le soulagement symptomatique escompté. Les chercheurs prévoient également d’explorer plus directement comment la stimulation cérébrale profonde entraîne des changements au sein des réseaux cérébraux, avec des études en cours sur ces effets causaux.

L’étude a été largement financée par la Fondation Professor Klaus Thiemann.

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