Témoignage. 

« On entendait des petits cris, c’étaient des chiots dans un sac de croquettes rempli de chaux » : l’insoutenable découverte d’animaux en détresse

Publié le 31 juillet 2026 à 19h12

Alertée par la famille d’un défunt, la responsable d’un refuge pour animaux a été confrontée à une scène innommable dans l’Aveyron : des cadavres et près de 60 chiens en état de détresse.

En Aveyron, une association de défense des animaux a découvert l’horreur dans l’arrière-cour d’une maison à Foissac. Après le décès du propriétaire, près de soixante chiens ont été retrouvés dans un état particulièrement dramatique, comme en témoigne Virginia Ferreira, présidente du refuge Masaq.

Le 21 juillet 2026, lorsqu’elle se rend à Foissac, Virginia Ferreira ne s’attendait pas à cette épouvantable scène. « Quand on est arrivés sur les lieux, on a vu des chiens qui étaient en souffrance. On a essayé de leur porter secours en pensant qu’ils étaient victimes d’un coup de chaud », raconte-t-elle. Mais ce que les bénévoles du refuge vont découvrir par la suite est terrible.

« On a entamé un tour sur la propriété pour voir s’il y en avait d’autres animaux dans cet état. Et c’est là où on a découvert une sorte de trou recouvert de détritus et de la chaux. Et on entendait des petits cris. C’étaient des chiots qui étaient dans un sac de croquettes rempli de chaux », explique Virginia Ferreira. Dans le trou et sur la propriété, il y a aussi des cadavres.

En tout, 57 chiens en détresse ont été secourus. La plupart souffrent de convulsions et leur état est critique. Des vétérinaires asnt les premiers soins en urgence, mais la majorité des animaux ne survivra pas. Certains ont dû être euthanasiés pour abréger leur souffrance.

Virginia Ferreira a porté plainte à la suite de cette découverte. Une enquête est en cours pour déterminer si une ou plusieurs personnes n’ont pas tenté d’exterminer les animaux. Des analyses ont été réalisées sur les chiens morts. « Il y a une suspicion d’empoisonnement », confie-t-elle.

Dix jours après leur découverte, seuls six chiens adultes et neuf chiots sont encore en vie. « Mais même aujourd’hui, on ne peut pas se prononcer sur demain, car ils peuvent décliner à tout moment », ajoute Virginia Ferreira. Les éventuels responsables de ces maltraitances encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Source : France 3 Régions

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