Décès de Philippe-Jean Catinchi, critique littéraire engagé
Philippe-Jean Catinchi, critique littéraire reconnu, est décédé à l’âge de 68 ans. Une semaine après son décès, le journal a publié l’une de ses dernières recensions, consacrée à un ouvrage du sociologue Jean-Louis Fabiani sur la Corse. Agrégé d’histoire, il avait su allier son intérêt pour l’historiographie et les sciences humaines, se consacrant aux littératures russe et italienne ainsi qu’aux publications de maisons d’édition indépendantes. L’historien Éric Anceau a souligné qu’il avait été l’un des premiers à rendre compte des travaux de Catinchi, alors qu’il était encore peu connu.
Littératures occitane et corse
Catinchi a toujours mis en avant les littératures régionales et les langues minorisées. La Fédération des enseignants de langue et culture d’oc a noté son intérêt particulier pour la littérature occitane et l’œuvre de Max Rouquette, à laquelle il avait consacré plusieurs articles. Sa dernière chronique sur les lettres occitanes, parue fin juin 2026, portait sur une publication des éditions A l’azard Bautezar. En 1999, il avait publié Polyphonies corses chez Actes Sud, un ouvrage qui accompagnait un disque de chants insulaires.
Yourcenar et l’histoire littéraire
Depuis les années 1980, Catinchi avait participé aux travaux sur Marguerite Yourcenar, rejoignant la Société internationale d’études yourcenariennes en 1987. Il avait également contribué à des colloques en France et en Italie. Ses intérêts incluaient des auteurs comme Vladimir Nabokov et Italo Calvino, ainsi que des thématiques variées telles que le cinéma et la musique.
Des ouvrages pour la jeunesse
Philippe-Jean Catinchi avait également publié plusieurs ouvrages destinés à la jeunesse. En 1998, De l’eau, de l’eau proposait un parcours autour des représentations de l’eau dans les arts, suivi en 2000 par Lumière !, explorant le même principe. En 2013, il avait coédité Les Femmes, du droit de vote à la parité, rassemblant des articles du Monde publiés entre 1945 et 2012.
Nommé professeur associé à l’université Lyon-II en 2010, il avait également collaboré avec les Presses universitaires de Lyon. Philippe-Jean Catinchi laisse derrière lui trois enfants et sept petits-enfants.
Source : Actualitté


