Santé mentale : l’impact mortel du cyberharcèlement sur un jeune influenceur
Lhabib Lewis, un influenceur de 20 ans, a mis fin à ses jours le 31 juillet dernier, un événement qui a profondément bouleversé sa communauté et mis en lumière les conséquences tragiques du harcèlement scolaire et du cyberharcèlement sur la santé mentale des jeunes.
Dès l’âge de 14 ans, Lhabib avait commencé à partager son parcours sur TikTok, documentant sa dépression et ses pensées suicidaires, qui avaient débuté dans son adolescence après une première tentative de suicide. Dans une interview accordée au média Pluriel en 2024, il a décrit une enfance marquée par la violence physique de son beau-père, qui a contribué à ses troubles psychologiques. En plus de cette violence familiale, Lhabib a été victime de harcèlement scolaire en raison de son orientation sexuelle, étant ouvertement bisexuel et croyant.
Au fil des années, il a été hospitalisé et suivi par des professionnels de santé, recevant divers diagnostics tels que la dépression, la bipolarité et un trouble de la personnalité borderline. Il a reconnu avoir eu des difficultés à suivre les traitements prescrits, avouant : « je faisais n’importe quoi, je ne respectais pas les doses, je suis tombé dans les drogues ».
Le harcèlement qu’il subissait à l’école s’est rapidement étendu à sa vie en ligne. Sur TikTok, des internautes anonymes ont exprimé des souhaits de mort à son égard, l’encourageant même à se suicider. Lhabib a partagé ces messages de haine sur ses réseaux sociaux, souhaitant sensibiliser à la réalité du cyberharcèlement.
Plusieurs mains courantes et plaintes déposées
Ezékiel Lucas, le frère de Lhabib, a annoncé la triste nouvelle sur une cagnotte en ligne pour ses obsèques. Dans une déclaration au Parisien, il a précisé que son frère avait déposé plusieurs mains courantes et plaintes concernant son cyberharcèlement, sans obtenir de nouvelles sur l’avancement de ces démarches.
Conseiller municipal à Lille, Ezékiel Lucas a également souligné l’importance d’une « vraie politique structurante liée à la santé mentale », en plus de la lutte contre le harcèlement, qu’il soit scolaire ou en ligne.
Cette tragédie met en exergue la nécessité de prendre des mes concrètes pour protéger les jeunes contre le harcèlement et soutenir leur santé mentale.
Source : Pluriel, Le Parisien


