Les critiques fusent à l’encontre de LFI après le concert interrompu de Barbara Butch à Grenoble
Le 20 juillet 2026, La France insoumise (LFI) a été vivement critiquée après l’interruption du concert de la DJ Barbara Butch, qui devait se tenir à Grenoble. Cette annulation a été causée par une manifestation de militants pro-palestiniens et d’Insoumis locaux, qui avaient appelé au boycott de l’artiste en raison de son soutien à la proposition de loi Yadan, controversée pour son approche des formes modernes d’antisémitisme.
Barbara Butch, âgée de 45 ans et figure des nuits queer parisiennes, avait reçu des menaces de boycott, qui n’avaient pas été relayées par les figures nationales de LFI. Des tracts distribués par des militants locaux l’accusaient d’être un « soutien aux génocidaires ». Ils reprochaient à l’artiste, juive, d’avoir signé une tribune en faveur de la loi Yadan, visant à élargir le délit d’apologie du terrorisme, une me critiquée pour son potentiel impact sur la liberté d’expression.
L’artiste a exprimé des regrets quant à sa signature de la tribune, affirmant avoir été victime d’antisémitisme depuis son enfance. Dans une tribune, elle et son avocate ont souligné que les critiques à son égard, sous couvert d’antisionisme, n’étaient que des manifestations d’antisémitisme. En réponse à ces événements, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour « délit d’entrave concertée aux libertés ».
La décision de suspendre le concert a été prise par la mairie de Grenoble après environ vingt minutes de performance, pour garantir la sécurité des personnes présentes. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants agitant des drapeaux palestiniens et lançant des projectiles vers la scène.
Les réactions politiques ont été rapides. Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a affirmé que « l’antisémitisme de LFI est tout sauf résiduel », tandis que Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a dénoncé ce qu’elle qualifie d’antisémitisme de l’extrême gauche. D’autres voix de la gauche, comme Olivier Faure, ont critiqué ces méthodes, soulignant qu’elles nuisent aux véritables militants pro-palestiniens.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France a dénoncé une « chasse aux artistes juifs » et a appelé le gouvernement à agir. La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a annoncé qu’elle rencontrerait Barbara Butch dans les jours à venir.
En soutien à l’artiste, l’Union des étudiants juifs de France a organisé un « concert sauvage » devant le siège de LFI à Paris, attirant une centaine de personnes.
Source : franceinfo
