Colony : un film de zombies en quête de sens
Le film Colony, réalisé par Yeon Sang-ho, se démarque dans le genre des infectés, mais peine à retrouver l’éclat de ses prédécesseurs. En 2016, le cinéaste sud-coréen avait captivé le public avec Dernier Train pour Busan, un film qui avait redonné vie à un genre souvent perçu comme épuisé. Cependant, avec sa suite Peninsula en 2020, il avait déçu, laissant craindre une perte de créativité.
Colony se déroule presque entièrement dans un immeuble de trente étages. L’intrigue débute lors d’une conférence où un scientifique, après s’être injecté un antidote, libère un virus transformant les mordus en zombies. Les autorités confinent le bâtiment, et les survivants doivent naviguer entre les infectés, qui montrent une capacité d’adaptation inquiétante.
Le film explore une idée originale : l’intelligence collective des zombies, qui pourraient partager des informations et évoluer. Cette approche, bien que prometteuse, ne parvient pas à compenser une narration parfois absente. Les personnages, souvent stéréotypés, manquent d’épaisseur, rendant difficile l’attachement du spectateur.
Visuellement, Colony propose des séquences innovantes grâce à des performances acrobatiques impressionnantes, mais celles-ci ne suffisent pas à masquer un récit qui peine à captiver. Le film semble s’égarer dans des moments absurdes, sans véritable profondeur ni message clair.
En somme, Colony n’est pas un mauvais film, mais il repose sur des bases trop fragiles et des personnages peu développés. Il pourrait séduire les amateurs de films de zombies, mais ne propose guère plus qu’un divertissement superficiel.
Source : Journal du Geek
