« Faire en sorte que l’on reste Courmes » : le maire fixe le cap de son nouveau mandat à la tête du village

Faire en sorte que l’on reste Courmes

À 67 ans, Richard Thiery ne s’ennuie pas : officiellement retraité de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), il a entamé en mars un nouveau mandat à la tête de Courmes. En parallèle, il a été élu vice-président du Parc naturel Régional des Préalpes d’Azur, en charge de la biodiversité. Son engagement est soutenu par une équipe renouvelée à 50-60 %, combinant expérience et nouvelles idées.

« Les habitants sont sensibles à la proximité et à l’accessibilité des élus. À Courmes, ils ont le sentiment d’être entendus lorsqu’ils sollicitent la mairie », affirme-t-il. Un projet de rénovation de la place du village et de l’auberge communale est en cours, visant à répondre aux attentes des habitants.

Les précédents gérants de l’auberge ont quitté leurs fonctions suite à une fermeture administrative pour des raisons sanitaires. Thiery souhaite repartir sur de bonnes bases, avec l’objectif de rouvrir l’établissement, qui comptera cinq chambres, l’été prochain. Pour ce faire, la commune a adhéré à l’Agence 06, spécialisée dans l’accompagnement des petites communes.

Concernant le stationnement, le parking à l’entrée du village est souvent saturé. Une extension est envisagée, notamment en déplaçant le jeu de boules, permettant de gagner une dizaine de places.

En matière de ressources en eau, la commune bénéficie d’un deuxième captage, garantissant des débits suffisants pour les bâtiments en hauteur. « Nous ne sommes pas en alerte, mais cela ne veut pas dire que l’on fait n’importe quoi », souligne-t-il.

Thiery évoque également les défis liés au tourisme, où la popularité croissante de Courmes entraîne une surcharge. « Nous sommes parfois victimes de notre succès », déclare-t-il, ajoutant que certains comportements inciviques, comme le dépôt de déchets, nuisent à l’image du territoire.

En ce qui concerne le logement, la commune dispose de trois logements communaux à des tarifs abordables, mais la possibilité de construire est limitée par le Règlement national d’urbanisme. Il propose de rénover les logements vacants avant de penser à de nouvelles constructions.

Enfin, il appelle à une meilleure reconnaissance des maires ruraux par les décideurs politiques, soulignant que les décisions prises au niveau national ne reflètent pas toujours les réalités locales.

Source : Nice-Matin

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *