FloriLettres n°271 • Correspondance de la famille de Montalivet
À l’occasion de la parution aux éditions Champion de la Correspondance de la famille de Montalivet durant le siège de 1870, éditée par Pierre Allorant et Walter Badier.
« Mercredi 16 novembre 1870. 60e jour du siège. Un second pigeon vient de nous arriver, ma chère maman, et il a été doublement le bienvenu, puisqu’il nous annonce l’heureuse reprise d’Orléans par nos troupes. » Marthe.
Paris est encerclé par les armées prussiennes durant la guerre de 1870-1871, qui oppose Napoléon III au roi de Prusse, Guillaume Ier, avec le soutien du chancelier Otto von Bismarck. Isolés du reste du pays, les habitants doivent faire face à des conditions difficiles telles que le froid, les maladies et la faim, alors que les réserves alimentaires s’épuisent rapidement. Dès le début du siège, les services postaux sont interrompus, ce qui pousse les Parisiens à recourir à des pigeons voyageurs pour communiquer avec leurs proches. Ces oiseaux, initialement utilisés pour des messages militaires, deviennent essentiels pour maintenir le lien familial en période de crise.
Source : Fabula
