Pour leur deuxième enfant, le congé de naissance change tout
Ludivine et Olivier ont accueilli leur deuxième enfant début mai. Avec l’entrée en vigueur du congé de naissance le 1er juillet, leur expérience parentale est radicalement différente de celle de leur premier enfant. « Ça se passe 1 000 fois mieux, je ne me sens pas seule cette fois », témoigne Ludivine.
Pour la naissance de leur aîné, Achille, Olivier avait bénéficié de seulement 11 jours de congé paternité. Cette fois, pour Ulysse, il aura cumulé 25 jours de congé paternité, un mois de congés payés, et les deux mois du nouveau congé de naissance. Il reprendra le travail uniquement à la rentrée. « Le premier mois passe très vite… Si j’avais dû retourner au travail début juin, ça aurait été très difficile ! » commente-t-il.
La présence prolongée du père permet au couple de mieux répartir les tâches pendant le post-partum. « Le fait que l’autre soit là, c’est beaucoup plus de collaboration sur tout ! Ça paraît évident, on devrait avoir accès à ça depuis des années », souligne Ludivine, qui vit cette deuxième maternité avec plus de sérénité.
« Baisse de la dépression post-partum »
Olivier s’occupe principalement de la logistique du foyer et de leur fils aîné, tandis que Ludivine se concentre sur les besoins du nourrisson. « Ça aurait été bien plus difficile s’il n’y avait pas eu le congé de naissance », souligne le père.
Ludivine estime que le congé de naissance pourrait contribuer à réduire les cas de dépression post-partum. « Je pense qu’il va y avoir une baisse de la dépression post-partum avec cette me car cela permet vraiment de faire un travail d’équipe. »
Cependant, l’impact de cette me dépend de l’implication réelle du père ou de l’autre parent. Une psychologue ajoute : « C’est l’occasion de mettre en place une vraie équité du point de vue de la parentalité, que les deux soient impliqués de la même façon. »
Écueils
Malgré les avantages, le couple identifie des limites au congé de naissance. Ce dernier permet à chaque parent de s’absenter du travail durant deux mois dans les neuf mois suivant l’arrivée de l’enfant, mais l’indemnisation est fixée à 70 % du salaire le premier mois et 60 % le second. Olivier précise : « Sans geste de mon entreprise, qui a choisi de compenser la différence pour maintenir mon salaire, nous n’aurions pas pu nous le permettre financièrement. »
Les professions libérales, commerçants et entrepreneurs rencontrent également des difficultés, car ils perçoivent une indemnité forfaitaire durant le congé de naissance. « Je vais toucher un tiers de mon salaire habituel », indique Ludivine.
Enfin, le congé de naissance a des conséquences pratiques. « Parfois, Olivier sort prendre l’air avec le plus grand, et ça fait du bien à tout le monde ! », témoigne Ludivine, ajoutant que l’adaptation à une vie familiale 24 heures sur 24 peut être un défi, mais reste enrichissante.
*Les prénoms ont été modifiés.
Source : HuffPost.
