Congé de naissance : des indemnités toujours en attente pour certains parents
Du temps supplémentaire avec son bébé, mais un budget parfois suspendu à un virement. Entré en vigueur le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance permet de prolonger sa présence auprès de son enfant. Pourtant, de nombreux bénéficiaires attendent encore leurs indemnités. La Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) souligne plusieurs raisons : le calendrier d’indemnisation, des justificatifs manquants et un volume important de demandes à traiter.
Congé de naissance : le paiement intervient après chaque mois de congé
L’Assurance maladie règle chaque période mensuelle une fois celle-ci terminée, ce qui signifie que le paiement est effectué « à terme échu ». Par exemple, un mois de congé pris du 15 juillet au 14 août peut être indemnisé au plus tôt le 15 août. Selon les données de la Cnam, les versements interviennent en moyenne 11 jours après la période indemnisée, à condition que le dossier soit complet.
Deux dossiers sur trois nécessitent des pièces complémentaires
L’attente peut s’allonger si la caisse ne dispose pas de tous les documents nécessaires. D’après la Cnam, deux dossiers sur trois nécessitent des pièces supplémentaires, à fournir par l’employeur ou par l’assuré. Pour un salarié, c’est l’employeur qui transmet la demande à la CPAM. Cependant, un formulaire sur cinq est incomplet, ce qui entraîne des retards.
L’Assurance maladie doit aussi absorber les demandes du début d’année
Le démarrage du dispositif s’accompagne d’un autre défi : il est ouvert aux parents d’enfants nés ou arrivés au foyer depuis le 1er janvier 2026, alors qu’il n’est utilisable que depuis juillet. La Cnam a ainsi recensé 110 000 demandes auprès des CPAM. Une partie de ces demandes correspond à des naissances survenues avant l’été, et il est nécessaire de rattraper six mois de demandes en plus des nouvelles entrantes depuis le début de l’été.
Source : BFM Business

