Climat : la vague de chaleur de 1983, un triste record en passe de tomber
De tristes records continuent de tomber. La troisième vague de chaleur de l’été, en cours depuis fin juillet, est devenue la plus longue jamais enregistrée ce jeudi 20 août, à égalité avec celle de 1983. Les deux épisodes ont duré vingt-trois jours, d’après les données de Météo France.
Cependant, en 1983, la période chaude enregistrée du 9 au 31 juillet n’avait pas été aussi intense. Contrairement à cette année, les pics de température ne s’étaient pas enchaînés au cours de la vague de chaleur. La canicule avait atteint des sommets du 26 au 31 juillet, avec 42,5 °C relevés à Saint-Raphaël (Var), 42 °C à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), et 41 °C à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Vichy (Allier) ou Saint-Étienne (Loire), selon Météo-Paris. Des températures records à une époque où le réchauffement climatique n’avait pas atteint les niveaux actuels. L’étendue géographique de cet épisode était limitée au littoral méditerranéen et à l’intérieur des terres, et l’intensité avait été bien moins marquée dans le reste du territoire.
Selon Météo France, une vague de chaleur est définie comme un « épisode de températures nettement plus élevées que les normales pendant plusieurs jours » à l’échelle nationale. Un tel épisode débute lorsque l’indicateur thermique national atteint ou dépasse 25,3 °C pendant une journée et que la température moyenne nationale reste supérieure ou égale à 23,4 °C pendant au moins trois jours consécutifs. Les vagues de chaleur diffèrent des vigilances canicule, établies par département en fonction de l’intensité d’un phénomène météorologique attendu et de son impact sanitaire potentiel.
Cette distinction explique pourquoi la vague de chaleur de 1983 n’avait été marquée par des températures extrêmes que sur une courte période. L’indicateur thermique national n’avait pas repassé sous 23,4 °C pendant trois jours d’affilée, permettant ainsi à l’épisode de se poursuivre, peu importe l’intensité de la chaleur.
Ces dernières années, l’été 1983 a souvent été cité par les climatosceptiques pour contester le réchauffement climatique. Ce fut le cas lors de la vague de chaleur d’août 2023 ou lors de celle du début de l’été 2025. Après un été de tous les records, marqué par un enchaînement de canicules, d’incendies et une sécheresse historique, peu d’internautes osent encore faire cette comparaison.
Source : Météo France.



