Cinq centenaires à l’Ehpad de Catus : un reflet de la longévité croissante en France
À l’Ehpad de Catus, dans le Lot, cinq résidents centenaires, Paule, Jeanne, Élise, Monique et Jean, partagent leurs souvenirs et leur quotidien avec Maeva Praddaude, une animatrice de 18 ans. Cette rencontre illustre la longévité croissante en France, où le nombre de centenaires a atteint 30 000 personnes en 2023.
Paule, Jeanne*, Élise, Monique et Jean sont tous âgés de 100 ans ou plus. « On a fêté les 100 ans de Jeanne au mois de mai », raconte Maeva Praddaude, qui s’engage quotidiennement à échanger avec eux. « Quand je me lève le matin, je suis contente d’y aller. C’est magique de voir qu’ils vivent jusqu’à 100 ans », confie-t-elle.
Un quotidien partagé
Paule Artus, la résidente la plus âgée à 102 ans, partage son expérience : « Ici, on n’est pas malheureux. Le personnel est gentil, même si parfois ils nous grondent. » Elle évoque avec nostalgie son amour pour la cuisine : « J’aimais beaucoup faire la soupe, mais ici, on la fait pour moi et c’est bien aussi. » Malgré son admission récente pour des problèmes de santé, elle conserve des souvenirs vivaces.
Jean Fabre, âgé de 100 ans, a été admis après avoir vécu seul à Tour-de-Faure. Sa fille, venue le visiter, évoque son caractère robuste : « Mon père est une force de la nature. Il n’a jamais eu de problèmes de santé majeurs. » Jean, avec humour, demande un verre de vin, illustrant son esprit vif.
Les chiffres de la longévité
Depuis plusieurs décennies, le nombre de centenaires en France a considérablement augmenté, atteignant 30 000 en 2023, soit près de 30 fois plus qu’en 1970. Dans le département du Lot, l’Insee indique qu’au 1er janvier 2026, il y aura 1 166 personnes âgées de 95 ans ou plus, dont 909 femmes. En comparaison, en 2000, ce chiffre n’était que de 366.
Un lieu de retrouvailles
Élise Doumerc, qui ne peut plus parler, a écrit quelques mots pour partager son histoire. Arrivée à l’Ehpad en 2021, elle a retrouvé une amie d’enfance. Les résidents, bien qu’âgés, partagent un sentiment commun : « Ça ne me fait rien du tout » en ce qui concerne leur âge.
Maeva Praddaude, qui a fêté quatre centenaires cette année, souligne l’importance de ces moments : « C’est beau. Si tout le monde pouvait vieillir comme ça, ce serait super. »
Ces cinq centenaires, réunis dans un Ehpad qui en accueille une quarantaine, témoignent d’une vie riche en souvenirs et d’une longévité qui fait sourire le personnel.
Source : La Dépêche

