Attraper les chèvres errantes pour faire de l'écopastoralisme, quand Châteauneuf-les-Martigues sert d'exemple à une autre ville

Sur la Côte Bleue dans les Bouches-du-Rhône, les chèvres du Rove font partie du paysage. Mais à Carry-le-Rouet, leur prolifération inquiète. Pour gérer ce troupeau divagant, la commune s’inspire de la méthode mise en place à Châteauneuf-les-Martigues.

Les chèvres sauvages du Rove ne sont pas une problématique récente. Le long de la Côte Bleue dans les Bouches-du-Rhône, ces animaux sont souvent aperçus sur les routes. René-Francis Carpentier, maire de Carry-le-Rouet, fait face à un troupeau de chèvres errantes.

Dans un communiqué de presse publié le 28 juillet 2026, la mairie a signalé que les chèvres se sont rapprochées du centre-ville, créant une situation préoccupante à l’approche de la rentrée scolaire, notamment en raison de la proximité de l’école et de la circulation.

Pour remédier à cela, la commune a décidé de collaborer avec Châteauneuf-les-Martigues, où un dispositif a été instauré pour attraper les animaux errants, les contrôler sur le plan sanitaire, puis les orienter vers l’écopastoralisme. Roland Mouren, maire de Châteauneuf-les-Martigues, souligne que ces chèvres errantes représentent un danger sur plusieurs fronts, notamment sanitaire, routier et pour la biodiversité.

La méthode mise en place consiste à laisser les chèvres à l’extérieur durant 8 à 10 heures par jour, puis à les parquer le soir. « Quand nous en avons trop, nous les remettons à un berger qui pratique l’écopastoralisme », explique Roland Mouren. Cela permet d’utiliser les chèvres pour débroussailler des zones difficiles d’accès.

Les deux maires ont collaboré pour mettre en place un terrain agricole où les chèvres seront accueillies avant leur prise en charge par un berger. Chaque animal sera suivi sur le plan sanitaire avant d’être transféré vers des zones montagnardes.

En 2022/2023, environ 1 300 chèvres divagantes étaient présentes dans les secteurs de Châteauneuf-les-Martigues, Martigues et les zones concernées par la Fondation Brigitte Bardot, contre 120 à 182 lors de la première réunion de concertation en 2016. Roland Mouren a averti que sans ces mes, le nombre de chèvres errantes aurait pu dépasser 6 000.

Cette coopération vise à éviter l’abattage des animaux tout en contrôlant leur population. Les maires insistent sur l’importance d’une action collective pour gérer cette situation de manière durable.

Source : France 3 Régions

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *