Changement de Constitution en RDC : la coalition d’opposition C64 relance son bras de fer avec le pouvoir
Le bras de fer politique reprend en République Démocratique du Congo (RDC) après l’expiration, ce samedi 15 août, de l’ultimatum lancé au président Félix Tshisekedi pour convoquer un dialogue national inclusif. Opposée à tout changement de la Constitution, la coalition d’opposition C64, qui regroupe des figures telles que Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Matata Ponyo, s’est réunie à Kinshasa pour relancer la mobilisation contre le projet de modification constitutionnelle.
La C64 juge insuffisantes les mes de décrispation et les avancées annoncées par le pouvoir. Lors de cette réunion, elle a annoncé une nouvelle démonstration de force prévue pour le 15 septembre prochain.
L’objectif de cette rencontre était d’évaluer les engagements pris par le gouvernement en faveur d’un dialogue inclusif, ainsi que les mes de décrispation intervenues depuis la rencontre du 17 juillet entre Félix Tshisekedi et les responsables religieux. Face à ce qu’elle considère comme un manque de progrès, la coalition a décidé de lancer un nouveau compte à rebours. Elle appelle ainsi ses militants et la population à descendre dans la rue le 15 septembre à travers tout le pays, avec des rassemblements à Kinshasa convergeant vers le Palais du peuple, siège du Parlement.
Le choix de la date du 15 septembre est hautement symbolique, coïncidant avec la rentrée parlementaire. La coalition estime que le renvoi au Parlement de la loi organisant le référendum ne constitue ni un retrait du texte, ni une renonciation au projet de changement constitutionnel. Elle maintient sa ligne rouge : elle n’acceptera aucune modification de la Constitution de 2006, notamment des articles 70 et 220, qu’elle considère comme susceptibles d’ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.
La C64 appelle désormais à la vigilance et promet de faire du 15 septembre une nouvelle étape de sa contestation.
Source : RFI



