Carole Delga, Renaud Muselier et les syndicats unis face à Macron : l’appel de la dernière chance pour sauver 670 emplois chez Fibre Excellence

Carole Delga, Renaud Muselier et les syndicats unis face à Macron : l’appel de la dernière chance pour sauver 670 emplois chez Fibre Excellence

Faute d’avoir été entendus par le ministre de l’Industrie et le Premier ministre, les partenaires du projet de reprise de Fibre Excellence par Matthieu Pigasse se tournent désormais vers le président de la République. Ils lui demandent d’organiser, en urgence, une table ronde qui permettra de lever les derniers blocages.

Autour de Matthieu Pigasse, principal porteur du projet avec « Combat Holding », les deux présidents de région, Carole Delga pour l’Occitanie et Renaud Muselier pour Paca, ainsi que les représentants nationaux des syndicats, Sophie Binet pour la CGT, Marylise Léon pour la CFDT et Frédéric Souillot pour FO, ont signé un nouveau courrier à l’attention d’Emmanuel Macron.

L’objectif est clair : sauver Fibre Excellence de la liquidation judiciaire, préserver 670 emplois directs et environ 10 000 emplois induits sur les secteurs de Saint-Gaudens (31) et Tarascon (13), et maintenir la filière française de la pâte à papier et du bois. Ces enjeux économiques pourraient trouver leur place parmi les 150 grands projets industriels stratégiques que le président souhaite lancer, qualifiant ces initiatives de « cathédrales industrielles de l’indépendance française ».

Les co-auteurs du courrier soulignent que les projets de « cathédrales industrielles » ne pourront contribuer à la reconquête industrielle que si la France ne perd pas les industries qui constituent déjà le socle de ses filières stratégiques. Dans ce cadre, ils appellent le président à considérer Fibre Excellence comme un test majeur de la politique de réindustrialisation.

Le dossier Fibre Excellence fait l’objet depuis plusieurs mois d’un travail exemplaire mobilisant collectivités territoriales, salariés et leurs organisations syndicales, acteurs économiques et services de l’État. Selon les signataires, toutes les attentes formulées par l’État ont été satisfaites.

Il reste à lever les dernières clauses suspensives, qui doivent l’être avant le 27 juillet, touchant à des sujets sur lesquels l’État dispose des principaux leviers d’action : quotas carbone, valorisation de l’électricité produite et sécurisation de l’approvisionnement en bois. C’est pour avancer sur ces clauses que les signataires réclament qu’une table ronde soit organisée « dès la semaine prochaine ».

Les signataires précisent avoir des solutions jugées crédibles par les conseillers de l’État lors d’échanges précédents. Ils expriment leur espoir que l’État prenne pleinement ses responsabilités pour corriger les déséquilibres qu’il a lui-même créés et permettre ainsi l’aboutissement du projet.

Source : La Dépêche

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