Canicule en Suisse : la surmortalité de juin bien inférieure à celle de 2003
La vague de chaleur qui a frappé la Suisse à la fin du mois de juin a entraîné une augmentation des décès chez les personnes âgées. Le taux de mortalité des plus de 65 ans a dépassé les prévisions pour la semaine du 22 au 28 juin, bien qu’il reste largement en deçà des chiffres enregistrés lors de la canicule historique de 2003.
Durant cette période, 1 278 personnes âgées de plus de 65 ans ont perdu la vie, selon les données hebdomadaires de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Les prévisions estimaient 1 104 décès, soit une différence de 175 décès supplémentaires.
La dernière vague de chaleur comparable remonte à l’été 2015, qui a été le deuxième plus chaud depuis le début des mes. Le nombre de décès observé est également similaire à celui d’une vague de grippe de moyenne à forte intensité.
La chaleur n’est généralement pas identifiée comme une cause spécifique de décès, mais l’Institut suisse de médecine tropicale et de santé publique (Swiss TPH) analyse la mortalité liée à la chaleur en corrélant les décès déclarés aux températures journalières mesurées. Selon les estimations de l’institut, environ 500 décès liés à la chaleur se produisent chaque été en Suisse. En 2003, environ 1 400 décès supplémentaires avaient été recensés, tandis qu’en 2015, ce chiffre était de 747.
Les chercheurs suggèrent que la diminution des décès liés à la chaleur dans les années récentes indique que les mes d’adaptation mises en place portent leurs fruits. Fin juin, les hôpitaux, notamment l’hôpital universitaire de Zurich et les services d’urgence du Tessin, ont constaté une augmentation notable des admissions liées à la canicule, selon une enquête de l’agence de presse Keystone-ATS.
Sources : ats/hkr
