Canicule : à Saint-Émilion, les touristes désertent les rues et les commerçants s’inquiètent
La cité médiévale de Saint-Émilion, en Gironde, habituellement animée durant l’été, voit son activité fortement ralentie en raison des températures caniculaires. Les visiteurs préfèrent désormais explorer les ruelles historiques aux heures les plus fraîches, laissant les commerces et restaurants inquiets face à une baisse significative de leur chiffre d’affaires.
Située au cœur du vignoble le plus renommé de France et classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Saint-Émilion attire chaque année plus d’un million de touristes. Cependant, cette année, les températures ont atteint des sommets, flirtant avec les 40 degrés pendant plusieurs jours consécutifs. Les rares touristes présents s’étonnent du calme ambiant. Une visiteuse a déclaré : « On a trouvé que c’était très calme. Mais bon, peut-être que des gens sortiront plus tard. »
Jean-Daniel Debart, coprésident de l’Office du Tourisme, a précisé que la composition géologique de la ville, faite de calcaire, accentue la chaleur. « Les gens viennent le matin pour profiter des meilleures heures », a-t-il ajouté.
Les impacts économiques sont déjà visibles, avec des commerçants signalant une baisse de 30 % de leur chiffre d’affaires. Christine Perrocheau, gérante d’une boutique de vêtements, a noté l’absence de clients : « Quand il fait très chaud, on a tendance à fermer plus tôt. La chaleur devient vraiment présente à partir de 17 heures. »
De même, Kylian Courdurie, serveur au restaurant « Amelia Canta », a constaté une diminution du nombre de couverts, passant d’une moyenne de 140-150 l’été dernier à environ 100 cette année.
Malgré la chaleur, certains touristes tentent de trouver un peu de fraîcheur, mais le ressenti général est difficile : « C’est trop chaud. Et je crois que pour les Français aussi, c’est trop chaud », a déclaré une touriste anglaise. La semaine à venir devrait apporter une légère baisse des températures, offrant un espoir de relance pour les activités locales.
Source : Franceinfo
