« Ma vie est en danger » : la souffrance des sans-abris face aux températures caniculaires à Marseille
En cette période estivale où la ville peut se transformer en un véritable four, la Croix-Rouge effectue des maraudes auprès des plus démunis pour les aider à traverser cette période particulièrement critique pour leur santé physique et mentale.
Chaque semaine, tout au long de l’année, la Croix-Rouge intervient pour soutenir les sans-abri. Avec les températures élevées, son rôle devient d’autant plus crucial, surtout que de nombreuses associations cessent leurs activités en août.
Un sans-abri témoigne : « Franchement, c’est compliqué, c’est dur. Sans appartement, je dors à la plage. Parce qu’en ville, il fait chaud. À la mer, au moins, il y a de l’eau pour se laver. »
Sur les plages du Prado, en début de soirée, la température dépasse les 30°C. Une vingtaine de personnes se regroupent sous des arbres, cherchant un peu d’ombre. Slobodan, l’un d’eux, s’adresse aux bénévoles : « Je dois changer ça. Ma vie est en danger. » Il est suivi pour un cancer et a besoin de soins urgents pour ses poches de stomie, qui sont devenues infectées.
Christine Tedde, bénévole à la Croix-Rouge, souligne l’importance de l’aide apportée : « L’été, on constate qu’il y a beaucoup plus de précarité et un risque accru de décès. Sans eau, il y a la déshydratation. De plus, le bruit de la ville empêche de bien dormir, ce qui entraîne une fatigue accrue. »
Selon Santé Publique France, le risque de mortalité pour les personnes à la rue en période de canicule est trois fois plus élevé que pour le reste de la population. Ce constat alarmant met en lumière la vulnérabilité des sans-abri face aux conditions climatiques extrêmes.
Les bénévoles de la Croix-Rouge distribuent de l’eau, des vêtements et des boissons chaudes. Ils établissent également un lien social, essentiel pour ces personnes isolées. Une sans-abri explique : « On est ici parce qu’il y a des sanitaires et un poste de secours. C’est plus sûr que dans le centre-ville, où il y a beaucoup d’agressions. »
Face à cette situation, l’engagement des bénévoles est
Article réalisé à partir du reportage de Marie-Agnès Peleran et Nicolas Chaix-Bryan.


