Canicule et explosion des ventes de bouteilles d’eau : à Commana, comment Montagnes d’Arrée a affronté l’été ?
Chaque année, des millions de bouteilles d’eau de source de la marque Montagnes d’Arrée sortent de l’usine Roxane, implantée à Commana depuis 1992. La vague de chaleur de cet été a entraîné une augmentation significative de la demande. La direction de l’usine a commenté : « Le contexte actuel de fortes chaleurs prolongées est inédit pour le site », précisant que la production est distribuée dans un rayon moyen de 150 km.
Pour gérer ce pic d’activité, l’entreprise a adapté son organisation, notamment en ayant recours à l’intérim et en maintenant une activité le samedi. Habituellement, l’équipe titulaire, composée de sept salariés, travaille sur cinq jours.
Une nappe sous contrôle permanent
L’eau provient des captages souterrains de Radennec Restancaroff Est et Ouest. Afin de répondre à la demande tout en préservant la ressource, l’entreprise s’appuie sur un suivi rigoureux. Un piézomètre indépendant me en continu le niveau de la nappe. Selon l’entreprise, les volumes autorisés par arrêté préfectoral et le suivi des prélèvements ont permis d’accompagner l’augmentation de la demande sans compromettre la soutenabilité de la nappe. Cela a été réalisé « sans avoir besoin de solliciter une dérogation ».
Roxane a également engagé des actions pour optimiser ses prélèvements et réduire sa consommation d’eau. En cas de crise, l’entreprise rappelle que l’approvisionnement en eau potable de la population reste prioritaire sur l’usage industriel.
Un bassin-versant hyperprotégé
L’eau embouteillée à Commana est d’origine souterraine, microbiologiquement saine et protégée contre les risques de pollution. Situé dans le périmètre protégé du Parc naturel régional d’Armorique, son bassin d’alimentation est soumis à des règles strictes interdisant les traitements phytosanitaires et les épandages de fertilisants. Des centaines de tests quotidiens sont réalisés sur le site et dans le laboratoire central accrédité COFRAC, complétés par des analyses effectuées par des laboratoires agréés par l’État dans le cadre du contrôle sanitaire obligatoire.
L’entreprise n’a pas communiqué de données chiffrées ni de statistiques sur l’état de la nappe. Cependant, elle a indiqué que l’état quantitatif de la nappe exploitée permet de ne pas être impacté par des restrictions, précisant qu’elle a « augmenté sa production dans le respect des volumes de prélèvement autorisés ».
Source : Le Télégramme

