Cancer du col de l’utérus : « S’il y a bien un cancer qu’on peut éradiquer, c’est celui-ci »
Le cancer du col de l’utérus est un enjeu de santé publique majeur, avec environ 3000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France. Ce cancer est principalement causé par le papillomavirus humain (HPV), dont certaines souches peuvent évoluer vers des cellules cancéreuses. Le dépistage organisé, qui s’adresse aux femmes âgées de 25 à 65 ans, est crucial pour détecter les anomalies précoces et prévenir le développement du cancer.
Contexte factuel
Le dépistage commence à l’âge de 25 ans et consiste en des frottis cervicaux réguliers. Malgré une invitation systématique de l’Assurance Maladie, la participation au dépistage diminue significativement après 50 ans. Selon Sarah Ettouati, médecin coordinateur, de nombreuses femmes estiment ne plus avoir besoin de ce dépistage après la ménopause ou en raison de l’absence de symptômes. Pourtant, le HPV peut rester latent pendant des années avant de provoquer des lésions cancéreuses.
Données ou statistiques
Chaque année, environ 1100 décès dus au cancer du col de l’utérus sont recensés. Le virus HPV est très courant, touchant 8 Français sur 10 au cours de leur vie. Il existe environ 200 souches de HPV, dont neuf sont responsables de la majorité des cancers, et qui sont incluses dans le vaccin. Le dépistage et la vaccination sont des stratégies complémentaires pour lutter contre cette maladie. La France a adopté une politique similaire à celle de l’Australie et du Danemark, visant à éradiquer le cancer du col de l’utérus d’ici 2040.
Conséquence directe
Le vaccin contre le HPV, administré principalement aux jeunes filles entre 11 et 14 ans, est d’une efficacité redoutable, évitant jusqu’à 90 % des cancers liés à ce virus. La généralisation du dépistage et de la vaccination est essentielle pour réduire l’incidence de cette maladie et améliorer la santé des femmes en France.
Source : Centre régional de coordination du dépistage des cancers de Nouvelle-Aquitaine
