« Est-ce que Cadillac en a vraiment besoin ? » Un collectif de riverains s’oppose au PLUi

Est-ce que Cadillac en a vraiment besoin ?

Un collectif de riverains s’oppose fermement au Projet Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) en cours à Cadillac-sur-Garonne. Suite à leur assemblée générale, les membres, dont Anne-Marie Raoult, Lise Frigerio, Jean-Paul Laurent et Jean-François Soupre, ont constitué un dossier dénonçant l’incohérence de cette opération. Les principaux griefs incluent l’impact écologique et les problèmes de sécurité routière. Cette mobilisation n’est pas nouvelle, une pétition contre le projet ayant déjà recueilli environ 380 signatures.

« Construction massive »

Les membres du collectif affirment qu’il n’y a pas besoin de cette « construction massive » dans la commune. Ils soulignent la présence de 230 logements vacants, interrogeant : « Est-ce que Cadillac en a vraiment besoin ? » Ils estiment que la commune pourrait accueillir de nouveaux habitants sans recourir à l’ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation. Alain Queyrens, vice-président de la Communauté de communes en charge de l’urbanisme, admet l’objectif de réinvestir ces logements vacants, mais fait remarquer que l’arrivée de 20 000 nouveaux habitants pousse les gens à rechercher des logements dans des communes de taille intermédiaire.

Dérives écologiques ?

Le collectif met également en avant les préoccupations écologiques liées au projet. Anne-Marie Raoult rappelle la proximité d’une zone classée Natura 2000, la vallée de l’Euille, qui abrite une faune variée, incluant plusieurs espèces protégées. Elle souligne que le projet prévoit de bétonner 70 % de la zone, ce qui soulève des inquiétudes dans un contexte de problèmes environnementaux croissants, tels que les incendies. En revanche, Alain Queyrens considère que la réduction de l’espace viticole est négligeable par rapport aux 100 hectares disponibles pour le PLUi.

Logements diversifiés

Le collectif critique également la part de 20 % de logements sociaux prévue par l’Orientation d’aménagement et de programmation (OAP). Anne-Marie Raoult exprime des réserves sur la gestion actuelle des logements sociaux en ville. Alain Queyrens, pour sa part, défend la mixité sociale comme un moyen d’éviter la formation de ghettos ou de quartiers inaccessibles pour les jeunes de la région. Il reconnaît toutefois le mécontentement des riverains, expliquant que l’État impose une croissance des communes, ce qui peut désavantager les plus petits villages.

Source : Information fournie par les membres du collectif et les déclarations d’Alain Queyrens.

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