Bonus réservés au “Made in EU” : un projet de loi affecte l’industrie automobile européenne.

Bonus réservés au “Made in EU” : quel est ce projet de loi qui va secouer l’industrie automobile en Europe ?

Bonus réservés au “Made in EU” : quel est ce projet de loi qui va secouer l’industrie automobile en Europe ?

La Commission européenne souhaite “accroître la demande de technologies et de produits à faibles émissions de carbone fabriqués en Europe”. Pour atteindre cet objectif, Bruxelles a élaboré l’Industrial Accelerator Act, un projet de loi qui concerne plusieurs secteurs, dont l’acier, le ciment, l’aluminium, et l’automobile. Ce texte prévoit la création d’une mention “Made in EU” qui pourrait être utilisée par les programmes d’aide publique, réservant ainsi des aides aux véhicules répondant aux critères établis.

Comment l’UE veut protéger son industrie automobile

Présenté en mars, ce projet de loi doit encore être négocié entre le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne avant son adoption. Selon le Financial Times, il exigerait qu’une voiture soit assemblée dans l’UE pour bénéficier des marchés publics et des subventions. De plus, 70 % du contenu du véhicule, hors batterie, devrait être produit localement. Ce projet est soutenu par des groupes comme Renault, Stellantis et Volkswagen, qui plaident pour un mécanisme favorisant les voitures et l’industrie européennes. Cependant, des entreprises telles que Toyota, Jaguar Land Rover et Honda ont exprimé des réserves.

L’ACEA, l’association des constructeurs automobiles en Europe, soutient les objectifs de cette proposition, mais a émis des recommandations. Elle demande que les avantages soient “suffisamment substantiels pour compenser les coûts de la localisation en Europe” et propose une protection des investissements réalisés par les constructeurs européens en dehors de l’UE.

Un risque de tension avec la Chine

Si la loi est adoptée, elle pourrait intensifier les tensions entre l’Union européenne et la Chine. L’UE applique déjà des droits de douane compensatoires sur les véhicules électriques importés de Chine, en raison des subventions accordées par Pékin. En avril, un représentant du ministère chinois du Commerce a déclaré que la Chine est prête à discuter avec l’UE pour atténuer l’impact de ce projet sur son économie. Toutefois, il a également averti que des contre-mes pourraient être envisagées si le dialogue échoue.

Source : 01net, Financial Times, Euronews.

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