Avignon 2026 : « Quelle douleur terrible est l’amour » – Retour sur un épisode sombre de l’histoire coréenne
Publié le 15/07/2026 à 11:56
Daria Deflorian met en scène le roman « Impossibles adieux » de l’autrice et prix Nobel de littérature Han Kang, qui traite de la répression sanglante du soulèvement de Jeju en 1948. La pièce, intitulée « Quelle douleur terrible est l’amour » (titre original : « Che dolore terribile è l’amore »), explore les thèmes de l’amitié et de l’empathie.
Contexte factuel
La représentation a lieu dans le cloître des Carmes à Avignon. Sur scène, une dizaine de troncs d’arbre, des caisses en bois et une cage à oiseaux créent une atmosphère immersive. Les comédiennes Anna Coppola, Daria Deflorian et Monica Piseddu incarnent des personnages liés par des événements tragiques. Gyeongha, interprétée par Deflorian, reçoit un message urgent de son amie Inseon, hospitalisée à Séoul, qui lui demande de venir nourrir son perroquet blanc resté sur l’île de Jeju.
Données ou statistiques
Entre novembre 1948 et début 1949, environ 30 000 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre coréennes sur l’île de Jeju, souvent sous prétexte de lutte contre le communisme. Parmi les victimes, 1 500 enfants figurent dans le nombre tragique des pertes. Cet épisode, longtemps occulté, a été révélé au public à la fin des années 1980.
Conséquence directe
La pièce de Daria Deflorian ne se contente pas d’évoquer le passé : elle incarne un devoir de mémoire pour les générations actuelles, confrontées à l’oubli d’un drame collectif. La mise en scène souligne l’importance de se souvenir et de rendre hommage aux victimes de cette tragédie historique.
« Quelle douleur terrible est l’amour » est à découvrir au cloître des Carmes jusqu’au 18 juillet 2026.
Source : Franceinfo
