Le canton de Fribourg fait face à une recrudescence de cas suspects de gale. La région de la Broye est particulièrement touchée, mais d’autres zones du canton sont désormais concernées. Les autorités sanitaires suivent de près cette situation.
Le nombre de consultations liées à des suspicions de gale a fortement augmenté dans la région de la Broye, avec des répercussions sur les centres de santé locaux, notamment à Payerne (VD).
Jeudi, 308 personnes se sont rendues à l’hôpital intercantonal de la Broye (HIB) pour des symptômes évoquant cette maladie. Pour faire face à cet afflux, des box de consultation ont été aménagés dans le garage des ambulances, mais les patients doivent parfois prendre leur mal en patience.
« Ce dispositif vient en plus de l’activité normale de l’hôpital. Il génère souvent des temps d’attente qui sont longs, en moyenne 2h30 à 3h pour les patients. Nous demandons à la population de la compréhension », explique Patrick Goller, directeur des soins au HIB, vendredi dans le 12h45. Il est aussi rappelé qu’en cas de symptôme, il faut s’adresser en premier lieu à son médecin pour éviter de surcharger les urgences.
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Une propagation surveillée de près
La gale, causée par un acarien, n’est pas dangereuse mais provoque des démangeaisons intenses et des lésions cutanées, notamment entre les doigts, autour du nombril ou des articulations.
Chez les enfants, les symptômes peuvent apparaître partout, sur le cuir chevelu, le visage, les paumes des mains ou les plantes des pieds, ce qui complique le diagnostic, précise Macha Roschat, médecin cheffe du service de pédiatrie au HIB.
« La transmission nécessite un contact corporel direct et prolongé de 5 à 10 minutes. Ça n’est pas juste en se serrant la main », explique la spécialiste.
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Appel au calme des autorités
Ces dernières semaines, des cas avérés ont été signalés dans la Broye avant de s’étendre à d’autres régions du canton. Selon le médecin cantonal fribourgeois Thomas Plattner, on recensait lundi une centaine de cas confirmés chez les enfants et une trentaine chez les adultes.
Les écoles et les crèches sont particulièrement concernées, mais les autorités appellent au calme. « Cette recrudescence nous préoccupe et l’important est d’identifier les cas. Mais les personnes atteintes doivent rester à la maison pendant 24 heures après le début du traitement. On traite également les membres de la famille », détaille Thomas Plattner.
Hannah Schlaepfer/jfe