Chère Lisa et ces choses que l’on revêt

Le vêtement en liant

En 2022, Louise Chevallet et sa mère se rendent à Casablanca, revisitant les lieux de l’enfance de la photographe, avec une valise contenant des vêtements d’autrefois. Louise Chevallet, issue du monde de la mode et ayant étudié à l’école Estienne, Duperré et au Master 4 Écoles (Boulle, Olivier de Serres, Duperré et Estienne), considère le rapport à l’objet comme essentiel. Pour elle, le vêtement est un catalyseur d’émotions, de souvenirs et d’appartenance, représentant « un moyen de parler d’identité, de mémoire et d’intimité ».

Dans ses images, elle met en scène sa mère, habillée des vêtements apportés, désormais trop petits, qui soulignent la beauté d’un corps ayant porté la vie. Ce choix photographique évoque un sentiment de présence-absence, reflétant des moments du passé qui s’effacent. « Avec mon amie Julie Meyer, on a travaillé ce jeu de caviardage dans le livre : des images d’archives omises, des textes rajoutés, des calques préservant une certaine intimité, un mystère lié au journal intime. Dans mes photos récentes, je ne souhaitais pas tout dévoiler », précise-t-elle. La représentation de sa mère reste partielle, sans visage, pour construire un portrait intimiste centré sur le vêtement.

L’ouvrage Chère Lisa met en lumière l’importance des souvenirs que l’on revêt, ceux qui nous ont façonnés. Il est perçu comme un objet refuge, permettant de faire entrer la lumière dans des moments de nostalgie pour mieux appréhender le présent.

L’ouvrage est disponible dans des librairies spécialisées.

Chère Lisa sera exposé dans un solo show chez Sunbath, 65, quai de la Roquette, à Arles, du 6 au 12 juillet, avec un vernissage le 7 au soir.

Source : Louise Chevallet.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *