Algérie : Le rôle des femmes du Touat dans la gestion de la foggara

Algérie : Ce que la foggara doit aux femmes du Touat

Algérie : Ce que la foggara doit aux femmes du Touat

FAIT PRINCIPAL
À Bouda, une commune d’Adrar, les femmes âgées évoquent la perte de savoirs liés à la foggara, un système hydraulique ancestral essentiel à la culture de la palmeraie. Haja Meriem, 80 ans, témoigne de son regret face à l’absence de transmission de ces compétences aux jeunes générations.

CONTEXTE FACTUEL
La foggara est un tunnel incliné qui capte l’eau souterraine et l’achemine par gravité jusqu’aux cultures. Ce système est régi par un calendrier de partage de l’eau, Kyal elma, transmis oralement. En 2018, l’UNESCO a inscrit ces savoirs sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, soulignant un manque de transmission entre les générations. Le nombre de foggaras en service dans la région a chuté de 160 en 1960 à seulement 37 aujourd’hui.

DONNÉES OU STATISTIQUES
Dans la seule zone de Zaouiet Kounta (Adrar), le déclin est préoccupant, et selon des chercheurs, la gestion de l’eau reste entre les mains d’une assemblée d’hommes, la Djemaâ, où les femmes n’ont pas voix au chapitre malgré leur droit de propriété sur la terre et l’eau.

CONSÉQUENCE DIRECTE
Cette situation met en péril non seulement la pérennité des savoirs liés à la foggara, mais également l’autonomie des femmes dans leur travail agricole, ce qui pourrait affecter gravement la sécurité alimentaire de la région.

Source : TSA

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *