Votre enfant porte cette tenue sur une photo ? Ne la publiez surtout pas sur les réseaux
Voir son enfant jouer à la plage ou faire ses premiers pas dans une piscine peut inciter à immortaliser ces moments précieux. Cependant, avant de partager ces images sur les réseaux sociaux, il est crucial de réfléchir aux conséquences potentielles. Seth Cockerham, un policier texan spécialisé dans les infractions en ligne touchant les enfants, met en garde contre la publication de photos d’enfants en maillot de bain, en couche ou partiellement dénudés. Selon lui, même si ces images semblent innocentes, une fois mises en ligne, elles échappent au contrôle des parents. « Vous ne savez pas qui les enregistre, où elles vont ni ce qu’il adviendra par la suite », explique-t-il.
Pourquoi éviter de publier une photo de son enfant en maillot de bain ?
Le problème réside dans l’utilisation que certaines personnes pourraient faire de ces photos. Cockerham invite les parents à se poser la question suivante : « Seriez-vous à l’aise à l’idée que cette photo précise soit enregistrée sur le téléphone ou l’ordinateur d’un adulte ? » Même un compte privé ne garantit pas la sécurité ; une publication visible uniquement par des abonnés peut être téléchargée et redistribuée sans autorisation. L’enquêteur rappelle que les intentions de ceux qui téléchargent ces images sont souvent inconnues.
Dans le cadre de son travail, Cockerham a déjà retrouvé des photos publiées par des familles sur des appareils de personnes impliquées dans des activités pédocriminelles. Certaines de ces images ont été diffusées dans des groupes où des adultes échangent des fantasmes sexuels impliquant des mineurs.
L’intelligence artificielle augmente le risque de détournement
L’émergence d’outils d’intelligence artificielle facilite la transformation de photographies innocentes en images inappropriées. Ces technologies peuvent générer de fausses images dénudées à partir de clichés d’enfants habillés. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) alerte sur ces hypertrucages, ou deepfakes, qui alimentent le cyberharcèlement et les pratiques pédocriminelles. L’autorité déconseille fortement la publication de photos et vidéos d’enfants sur les réseaux sociaux, surtout sur des comptes publics.
Cockerham souligne également qu’un profil privé n’offre pas une protection absolue. Certains comptes peuvent avoir des centaines d’abonnés, et les parents doivent se demander s’ils connaissent réellement chaque personne susceptible de voir, d’enregistrer ou de transmettre la publication.
Source : Newsweek, CNIL



