Aide sociale à l’enfance : hausse des prises en charge et explosion des budgets
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié un dossier sur l’Aide sociale à l’enfance (ASE), qui met en lumière des données clés concernant cette politique publique. Au 31 décembre 2024, 392 600 enfants et jeunes de moins de 21 ans bénéficient d’au moins une me d’ASE, marquant une augmentation de 1,5 % par rapport à l’année précédente. Ces jeunes représentent 2,4 % de la population totale des moins de 21 ans en France.
Parmi ces bénéficiaires, 224 700 (57 %) sont placés en dehors de leur milieu de vie habituel, tandis que 180 800 (46 %) reçoivent une action éducative, souvent sous forme d’intervention d’un travailleur social à domicile. La majorité des mes, soit 79 % des placements, sont décidées par voie judiciaire.
Entre 1998 et 2024, le nombre de mes d’ASE a été multiplié par 1,5, atteignant 405 500 mes. Le taux de mes par rapport à la population des moins de 21 ans a également connu une hausse, passant de 16,6 pour 1 000 jeunes en 1998 à 24,6 pour 1 000 en 2024. En 2024, 224 700 jeunes bénéficient d’une me d’accueil, soit une augmentation de 1,4 % par rapport à 2023.
La part des enfants confiés à l’ASE en famille d’accueil continue de diminuer, avec seulement 35 % des enfants accueillis par des assistants familiaux en 2024, contre 56 % en 2006. En revanche, les établissements habilités sont devenus la modalité d’accueil la plus courante, représentant 40 % des cas.
Les dépenses allouées à l’ASE ont également connu une forte augmentation, atteignant 11,7 milliards d’euros en 2024, soit une hausse de 6,7 % par rapport à 2023. Ces dépenses ont été multipliées par 2,7 en euros courants depuis 1998, représentant 80 % des coûts associés aux mes d’accueil. La dépense annuelle moyenne par bénéficiaire s’élève à 42 400 euros au niveau national, avec des disparités notables selon les départements.
La loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants a introduit plusieurs mes visant à améliorer la situation des jeunes pris en charge, notamment en rendant obligatoire l’accompagnement des jeunes de 18 à 21 ans.
Source : Drees
