Les cadavres d'animaux s'entassent dans leurs fermes, ces agriculteurs fustigent l'usine d'équarrissage, qui répond :

Les cadavres d’animaux s’entassent dans les fermes : Atemax sous le feu des critiques

À la suite de la canicule de fin juin, les agriculteurs se retrouvent confrontés à un nombre élevé de décès d’animaux. Les cadavres s’accumulent dans les exploitations, et les éleveurs dénoncent les dysfonctionnements de l’usine d’équarrissage Atemax. Cette dernière se défend en mettant en avant la surmortalité exceptionnelle et as faire de son mieux avec ses ressources.

Dans un communiqué diffusé le 3 juillet 2026, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs du Calvados critiquent sévèrement la société Atemax, responsable de la collecte et de l’équarrissage des animaux morts. Les exploitants soulignent des « dysfonctionnements graves et répétés » au sein de l’usine située à Saint-Langis-les-Mortagne, dans le Perche ornais. Ils s’indignent notamment du non-respect du « délai légal de deux jours francs pour l’enlèvement des animaux morts« , entraînant des cadavres laissés plusieurs jours sur les exploitations, dans des conditions sanitaires dégradées. Cette situation de tension dans la collecte se reproduirait chaque année, notamment durant les congés d’été des employés d’Atemax, selon Xavier Hay, président de la FDSEA du Calvados.

Les agriculteurs jugent également « inacceptable » qu’Atemax ait envoyé des messages ambigus à des éleveurs en difficulté, évoquant la possibilité d’enfouir les bovins morts, déplaçant ainsi la responsabilité de la défaillance sur les éleveurs.

Contacté, le groupe Akiolis, propriétaire d’Atemax, exprime son regret d’être ainsi critiqué par les syndicats agricoles. Paul Marie Dabezies, chargé de communication, précise que la situation actuelle est due à une surmortalité sans précédent, avec une augmentation de « 400 % de commandes supplémentaires, voire 1 200 % chez les volailles« , rendant impossible la réponse à la demande. Il explique que l’usine fonctionne même 24 heures de plus que d’habitude pour faire face à cette crise.

En temps de crise, l’État est appelé à intervenir. Un arrêté de zone a été pris pour autoriser exceptionnellement l’enfouissement de cadavres d’animaux pour les espèces porcines et volailles, mais cela ne s’applique pas aux bovins. Des cas de cadavres de bovins non enlevés au-delà du délai légal de 48 heures ont été signalés.

Du côté d’Atemax, on prévoit un « retour à une situation habituelle dans le courant de la semaine prochaine« , avec une baisse des commandes observée cette semaine. La société appelle à une concertation entre toutes les parties prenantes pour éviter la répétition d’une telle crise à l’avenir.

Aujourd’hui, en 2026, les chiffres de mortalité des animaux sont similaires à ceux de la canicule de 2003, ce qui soulève des questions sur les mes prises depuis lors. Les acteurs du secteur semblent prêts à collaborer pour améliorer la situation.

Source : France 3 Régions

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