Affaire Lyhanna : un rapport pointe de graves défaillances
L’affaire Lyhanna continue de susciter de nombreuses interrogations. Selon les informations de La Tribune Dimanche du 21 juin, un rapport d’inspection met en évidence une série de manquements dans le traitement de plusieurs signalements concernant Jérôme Barella, accusé de viols par Rosa, une adolescente. Ce document, attendu par le gouvernement, revient notamment sur la plainte déposée en août 2025 par Audrey, la mère de Rosa.
Pourquoi le traitement de la plainte de Rosa est-il aujourd’hui critiqué ?
Les inspecteurs soulignent « tout le temps perdu » dans la gestion de la plainte. Quelques jours avant la publication du rapport, Audrey avait exprimé son incompréhension sur BFMTV, affirmant n’avoir reçu « aucune nouvelle » sur l’évolution de sa plainte plusieurs mois après son dépôt. De plus, il est noté que Jérôme Barella n’aurait jamais été entendu dans le cadre de cette procédure, ce qui pousse la mère de Rosa à envisager une plainte pour « faute lourde » contre l’État.
Quels dysfonctionnements sont relevés par le rapport ?
Le rapport détaille le parcours de la plainte au sein de la chaîne judiciaire. Il révèle que « lorsque la plainte arrive en papier sans caractère d’urgence au parquet d’Auch, le pli n’est ouvert que trois semaines après ». Par la suite, la magistrate chargée du dossier aurait mis « un mois et demi » avant de transmettre la plainte à un service d’enquête compétent. Le dossier aurait ensuite été renvoyé vers Toulouse, ajoutant de nouveaux délais à la procédure. Ces retards ont considérablement ralenti le traitement du signalement.
Qui est visé par les conclusions de l’inspection ?
Deux responsables sont particulièrement mentionnés dans le rapport : la substitute chargée des mineurs au parquet d’Auch et l’officier de police judiciaire en charge du suivi du dossier. L’inspection cherche à comprendre le rôle de chacun dans les retards constatés et pourquoi certaines étapes de la procédure n’ont pas été réalisées plus rapidement.
Des enquêtes administratives pourraient-elles être ouvertes ?
Les conclusions de l’inspection pourraient déboucher sur de nouvelles investigations. Des enquêtes administratives individuelles pourraient être lancées par le ministère de la Justice et le ministère de l’Intérieur pour établir d’éventuelles responsabilités personnelles dans le traitement du dossier et déterminer si des manquements professionnels ont contribué aux dysfonctionnements relevés.
Source : La Tribune Dimanche