(St. John’s) Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, a exprimé une certaine prudence vendredi lors de ses échanges avec les journalistes concernant les négociations énergétiques en cours avec le Québec. Il a indiqué que, bien que des progrès aient été réalisés, il restait « à déterminer » si des accords définitifs seraient conclus.
Cette déclaration fait suite aux commentaires optimistes de la première ministre du Québec, Christine Fréchette, qui a déclaré en début de semaine espérer clore les discussions « dans les prochaines semaines ». Les deux dirigeants se sont rencontrés récemment lors de la réunion du Conseil de la fédération, un forum réunissant les premiers ministres provinciaux à Charlottetown.
Wakeham a souligné qu’il ne contestait pas les propos de Fréchette, mais a insisté sur le fait qu’il restait encore du travail à accomplir. Actuellement, les provinces renégocient un projet d’accord initialement dévoilé en décembre 2024, visant à accroître la capacité hydroélectrique du fleuve Churchill, au Labrador. Wakeham a exprimé son souhait d’obtenir plus d’électricité ainsi que des opportunités supplémentaires pour transporter cette électricité vers les marchés d’exportation.
Il a également évoqué le différend frontalier de longue date entre Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec, réaffirmant que le Labrador fait partie intégrante de sa province. Ses commentaires font écho aux déclarations de Pascal Paradis, porte-parole du Parti québécois en matière d’énergie, qui a indiqué que son parti serait prêt à négocier un accord énergétique, à condition qu’il inclue une compensation liée à une décision de 1927 du Conseil privé britannique.
Source : National Post
