Hongrie : l'appel de Viktor Orban à

Hongrie : Viktor Orban appelle à « résister » contre la « tyrannie » du nouveau gouvernement de Péter Magyar

Viktor Orban, ancien Premier ministre hongrois, a récemment déclaré que la Hongrie est à nouveau sous le joug de la tyrannie, suite à sa défaite électorale en avril dernier après 16 ans de pouvoir. Dans un message publié sur Facebook, intitulé « Déclaration de résistance », il a accusé le nouveau gouvernement de Péter Magyar de bafouer la démocratie. Orban a affirmé que le système politique actuel est illégitime et que le parti Fidesz « utilisera tous les moyens pacifiques pour lutter contre les abus de pouvoir, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Parlement ».

Cette déclaration est intervenue après une perquisition dans les locaux du Fidesz, où la police a saisi des serveurs informatiques dans le cadre d’une enquête sur des détournements de fonds et d’autres infractions criminelles liées au Fonds national pour la culture (NKA), alors que le Fidesz était au pouvoir.

Dans son message, Orban a également indiqué que la Hongrie avait « cessé d’être un État démocratique » après l’adoption par le Parlement, désormais dominé par la formation conservatrice Tisza, d’un amendement constitutionnel visant à mettre fin aux mandats de plusieurs alliés politiques.

Par ailleurs, plusieurs départs significatifs ont eu lieu récemment, dont celui du procureur général Gabor Balint Nagy, dont la démission sera effective le 25 août 2025. Il avait été nommé par un Parlement dominé par le Fidesz en juin 2025 pour un mandat de neuf ans.

Le parti Tisza, qui a remporté les élections avec une majorité des deux tiers, a démenti toute dérive autoritaire et se positionne comme un acteur engagé dans la lutte contre la corruption, qu’il impute à l’ère Orban. Un sondage récent de l’institut Median indique que Tisza bénéficie de 60 % d’opinions favorables, contre seulement 18 % pour le Fidesz.

Viktor Orban, quant à lui, fait face à des accusations persistantes de non-respect des normes démocratiques durant son mandat, entraînant des conflits avec les institutions européennes sur des questions d’État de droit et de droits des minorités.

Source : L’Express

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