Capitulation et aplaventrisme : le RN et la droite s’insurgent contre la hausse des visas pour les Algériens envisagée par Paris
Dans un entretien accordé à un média algérien, l’ambassadeur de France Stéphane Romatet a affiché la volonté de Paris d’accélérer la délivrance des visas. Ce projet a suscité de vives réactions au sein de la droite française.
Le 17 juillet, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a qualifié cette initiative de « capitulation du macronisme face au régime algérien », soulignant qu’elle intervenait malgré les tensions persistantes, notamment la détention d’un journaliste français, Christophe Gleizes, en Algérie depuis plus d’un an. Bruno Retailleau, président des Républicains, a également exprimé son désaccord, parlant de « renoncement » et affirmant que « la diplomatie n’est pas l’aplaventrisme ».
Les déclarations de l’ambassadeur Romatet, diffusées par le média Tout sur l’Algérie, évoquent un retour à un niveau de délivrance de visas équivalent à celui d’avant la crise, soit environ 250 000 visas par an. Ce chiffre, qui avait chuté durant les tensions entre les deux pays, est présenté comme un objectif pour préserver les liens humains et éviter que la population ne souffre des conséquences des tensions diplomatiques.
Le ministère des Affaires étrangères a précisé qu’il était engagé dans une dynamique de réengagement avec l’Algérie, mais a ajouté que la question des visas ne faisait pas partie des discussions en cours et qu’aucun objectif chiffré n’avait été fixé.
Cette situation soulève des interrogations sur la position de la France vis-à-vis de l’Algérie et sur les implications d’une telle politique dans le contexte des relations bilatérales.
Source : Franceinfo
