La NASA teste une puce 500 fois plus puissante qui pourrait révolutionner l’exploration spatiale
La NASA, en collaboration avec Microchip Technology, développe une nouvelle puce, la HPSC (High Performance Spaceflight Computing), qui pourrait transformer l’exploration spatiale. Cette technologie, sous la forme d’un système sur puce modulaire (SoC), intègre des cœurs de processeur, de la mémoire et des éléments de réseau dans un seul boîtier.
Conçue pour optimiser la consommation d’énergie, cette puce permet aux ingénieurs de désactiver certains blocs lorsque toute la puissance n’est pas nécessaire, prolongeant ainsi l’autonomie des batteries lors de missions prolongées. Initialement, l’objectif était d’atteindre une puissance de calcul 100 fois supérieure à celle des processeurs spatiaux actuels. Cependant, les premiers tests effectués au Jet Propulsion Laboratory (JPL) ont révélé que le HPSC pourrait atteindre des performances 500 fois supérieures à celles des puces durcies aux radiations actuellement en service.
Actuellement, les rovers martiens possèdent une capacité de calcul similaire à celle d’un ordinateur de bureau des années 1990, ce qui limite leur capacité à prendre des décisions rapides sur un terrain imprévisible. Dans le cadre des missions lunaires Artemis, prévues pour un alunissage habité en 2028, la NASA prévoit d’utiliser cette technologie, qui devra obtenir sa certification auprès du JPL d’ici fin 2026. La plateforme est compatible avec les systèmes d’exploitation Linux et RTEMS, facilitant ainsi l’adaptation des logiciels de vol existants.
Cette avancée technologique pourrait non seulement améliorer l’autonomie et l’efficacité des missions spatiales, mais aussi contribuer à l’exploitation de futures bases lunaires, en permettant des opérations autonomes cruciales pour la survie des astronautes.
Source : NASA.
