Thomas Pesquet, commandant, et les enjeux du nouvel ordre spatial international

Thomas Pesquet commandant : ce que sa future mission révèle du nouvel ordre spatial

Thomas Pesquet, commandant de mission : Un tournant pour le nouvel ordre spatial

Thomas Pesquet, astronaute français, a été désigné commandant de vol pour une mission prévue en juillet 2027 à bord d’un vaisseau Crew Dragon de SpaceX. Ce troisième séjour dans la Station spatiale internationale (ISS) marquera une première pour un Européen à la tête d’un vaisseau américain, aux côtés du tchèque Aleš Svoboda et du grec Adrianos Golémis.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte où l’ISS se prépare à sa retraite, sans programme gouvernemental clair pour la remplacer, laissant ainsi la place aux acteurs privés. Pesquet, qui avait déjà été le premier Européen à piloter une capsule Dragon en 2021, souligne une tendance croissante vers une privatisation du secteur spatial.

Le rôle de SpaceX, en tant qu’intermédiaire entre les agences spatiales et les entreprises, est de plus en plus mis en avant. D’autres acteurs, comme la start-up Vast, prévoient de construire leur propre station spatiale privée, illustrant ainsi le passage à un modèle où les missions sont vues comme des étapes vers des projets commerciaux plus ambitieux.

En parallèle, la diversité des nationalités des astronautes participant aux missions privées, comme celles d’Axiom, témoigne d’une évolution vers un accès élargi à l’espace, bien que cela se fasse dans un cadre commercial où la rentabilité prime sur la recherche scientifique.

La France, par l’intermédiaire d’Emmanuel Macron et de l’Agence spatiale européenne, a salué l’accord avec Vast. Cependant, des voix critiques soulignent que cela pourrait représenter un renoncement à la souveraineté spatiale européenne, en envoyant des astronautes dans des missions financées par des entreprises privées, ce qui soulève des questions sur les bénéfices nationaux dans un contexte de restrictions budgétaires.

Ces développements mettent en lumière un nouvel ordre spatial où les intérêts commerciaux pourraient rapidement supplanter les objectifs scientifiques, avec des conséquences potentielles sur la recherche et l’innovation dans le domaine spatial.

Source : Futura Sciences

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