Entretien avec Abdou Karim Sall : « Les institutions ne doivent pas devenir le terrain d’un règlement de comptes entre anciens alliés. Ce pays attend des résultats mesurables et non de nouvelles promesses »
Le député et maire de Mbao, Abdou Karim Sall, a récemment obtenu le récépissé officiel de son parti, And Ci Kooluté ngir Sénégal (AKS), le 21 août 2026, marquant ainsi une étape décisive après deux ans de fonctionnement en coalition. Dans cet entretien avec Dakaractu, il évoque sa stratégie d’implantation nationale et la nécessité de repositionner son parti dans une opposition « démocratique » plutôt que « systématique ». Il revient également sur les 0,59 % des voix obtenues lors des élections de 2024 et analyse l’actualité nationale.
Contexte Factuel
L’obtention du récépissé officialise la personnalité juridique d’AKS, permettant au parti d’agir sur tout le territoire national et dans la diaspora. Cette reconnaissance est perçue comme une opportunité pour structurer les instances du parti, accueillir de nouveaux adhérents, et préparer les prochaines échéances électorales sous sa propre identité.
Données ou Statistiques
Abdou Karim Sall a souligné que, bien que les moyens d’AKS ne soient pas comparables à ceux des grandes formations politiques, le parti dispose d’un capital essentiel : des militants engagés et une expérience significative dans la gestion des collectivités territoriales. L’AKS a obtenu 0,59 % des voix lors des élections de 2024.
Conséquence Directe
Cette démarche vise à renforcer l’action politique d’AKS dans un climat marqué par des tensions entre l’exécutif et la majorité, ainsi que par des enjeux économiques tels que le maintien des taux de la BCEAO et la confiance des partenaires financiers envers le Sénégal. Abdou Karim Sall insiste sur l’importance d’attendre des résultats mesurables plutôt que de nouvelles promesses.
Source : Dakaractu.

