Brebis galeuses : analyse des candidats à la présidentielle en France et leurs implications.

Les brebis galeuses en perspective présidentielle

Les brebis galeuses en perspective présidentielle

L’expression « brebis galeuses », qui désigne des individus jugés indésirables au sein d’un groupe, trouve ses origines dans le XVIIe siècle. Elle évoque une vision organique de la nation, où les membres déviants doivent être écartés pour préserver l’intégrité du troupeau.

Une utilisation en politique

Les premières occurrences de cette expression apparaissent dans le journal d’Héroard, médecin du roi Louis XIII, en 1610. Au début du XXe siècle, Joseph Caillaux l’utilise pour critiquer des républicains corrompus. Plus récemment, l’UDR a également eu recours à cette formule pour dénoncer des membres impliqués dans des scandales financiers dans les années 1960 et 1970.

Sous François Hollande, lors de l’affaire Cahuzac, Laurent Wauquiez a utilisé « brebis galeuses » pour désigner des hommes politiques indélicats, soulignant que, à cette époque, la connotation n’était pas raciste, mais plutôt économique et fiscale.

Une expression liée au FN puis au RN

Historiquement, le Front national (FN) a souvent été perçu comme la « brebis galeuse » de la vie politique française. Avec Marine Le Pen, le parti tente de se « dédiaboliser ». Dès 2013, un candidat frontiste exclu pour menaces de mort a été qualifié de brebis galeuse. En 2014, Florian Philippot a également utilisé ce terme pour désigner un membre négationniste.

L’élection présidentielle de 2017 a renforcé cette stratégie de dédiabolisation, avec des élus frontistes sanctionnés pour des déclarations racistes ou négationnistes. Jordan Bardella a fait de cette logique un argument pour justifier des exclusions, illustrant la difficulté de changer l’image profonde du RN.

L’utilisation de l’expression « brebis galeuses » en politique témoigne d’une stratégie visant à prendre ses distances face à des scandales. Elle reste un outil pertinent dans le discours politique contemporain.

Source : Radio France

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