L’éolien offshore breton cherche de nouveaux débouchés auprès des industriels norvégiens
La filière bretonne de l’éolien offshore souhaite renforcer ses relations commerciales avec la Norvège. Dans ce cadre, Bretagne Ocean Power, programme régional dédié aux énergies marines renouvelables, et le cluster Norwegian Offshore Wind ont organisé à Brest un « Boostcamp » réunissant sept entreprises norvégiennes et des acteurs industriels bretons du secteur.
La délégation norvégienne a rencontré plus de 25 entreprises bretonnes intéressées par des coopérations avec les acteurs nordiques. L’objectif est de positionner les savoir-faire régionaux sur les futurs projets français et européens tout en permettant aux entreprises bretonnes d’accéder à des projets déjà engagés en Norvège. Une mission en Norvège est également prévue pour les entreprises bretonnes.
Le port de Brest, qui a récemment été sélectionné pour bénéficier de plus de 58 millions d’euros dans le cadre de l’appel à projets « Ports et Industrie de France 2030 », dispose d’une infrastructure de 40 hectares et de 380 mètres de quai renforcé dédiés aux activités de l’éolien offshore. Les projets d’aménagement du port de Lorient ont également été présentés aux industriels norvégiens, en particulier pour les activités liées à l’installation et à la logistique des systèmes d’ancrage.
Cette coopération a déjà porté ses fruits, avec la signature d’un protocole d’accord entre le norvégien BOA Offshore et BrestPort, visant à développer des méthodes pour la mise à l’eau de flotteurs depuis le terminal brestois.
La Bretagne compte aujourd’hui plus de 200 entreprises dans le domaine des énergies marines renouvelables. Selon une étude réalisée par EY pour Bretagne Next, le développement de cette filière pourrait générer jusqu’à 11 000 emplois par an à l’horizon 2050. Les industriels bretons cherchent à s’intégrer dans les chaînes d’approvisionnement des grands projets d’éolien offshore flottant, un secteur où les entreprises norvégiennes ont une expérience significative.
Les discussions ont également porté sur le futur parc éolien flottant au large de Groix et Belle-Île-en-Mer, développé par le consortium Pennavel, qui devrait avoir une puissance de 250 MW et couvrir l’équivalent de la consommation électrique d’environ 450 000 habitants. Sa mise en service est prévue pour fin 2032.
À travers ces rencontres, Bretagne Ocean Power vise à transformer les investissements réalisés dans les infrastructures portuaires et les futurs parcs offshore en marchés concrets pour les entreprises régionales, tout en leur ouvrant l’accès aux projets développés en Europe du Nord.
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