À Hong Kong, des militants de la mémoire de Tiananmen condamnés à des peines de prison
Le 11 septembre 2026, trois militants hongkongais, Lee Cheuk-yan, Chow Hang-tung et Albert Ho, ont été condamnés à des peines de prison allant de cinq à plus de sept ans. Ils avaient été reconnus coupables d' »incitation à la subversion » en août dernier et sont détenus depuis leur arrestation en 2021.
Ces militants étaient connus pour organiser des veillées en mémoire du massacre de Tiananmen, un événement historique occulté par le régime chinois. Leurs condamnations ont suscité des réactions internationales, notamment de la part de Human Rights Watch, qui a dénoncé la « cruauté » d’un gouvernement craignant la mémoire collective. Taïwan a également exprimé sa désapprobation, affirmant que la quête de la démocratie ne devrait pas être criminalisée.
Hong Kong et Macao avaient été jusqu’à présent les derniers bastions de commémoration publique de la répression par l’armée chinoise. Cependant, depuis l’instauration d’une loi sur la sécurité nationale en 2020, ces commémorations sont désormais de facto interdites. Selon les autorités, 415 personnes ont été arrêtées pour des raisons liées à la sécurité nationale depuis cette loi, avec 185 condamnations enregistrées.
Ces événements soulignent la situation préoccupante des droits humains à Hong Kong, où la répression des voix dissidentes se renforce.
Source : Franceinfo

