États-Unis : Des responsables militaires soumis au détecteur de mensonges après des fuites
Le Pentagone a soumis plusieurs de ses hauts responsables militaires à des tests de polygraphe afin de déterminer l’origine d’une fuite d’informations concernant une pénurie de munitions de l’armée américaine, rapportent plusieurs médias américains.
Selon le New York Times, 50 membres de l’état-major interarmées, ainsi que du personnel de planification et de conseil du Pentagone, ont été soumis à ces tests dans le cadre de l’enquête. CBS a confirmé cette information, précisant que le chef d’état-major des armées, Dan Caine, n’avait pas été testé.
Fin juillet, des informations avaient indiqué que les États-Unis rationnaient l’utilisation de leurs missiles, en particulier les intercepteurs, en raison d’une réduction significative des réserves dues à la guerre en Iran. L’administration Trump a démenti ces allégations, le président affirmant que le pays disposait de « quantités énormes de munitions ».
Interrogé par l’AFP, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a refusé de commenter les détails de l’enquête, mais a souligné que toutes les fuites d’informations classifiées étaient prises très au sérieux et que des enquêtes appropriées étaient menées.
Le test de polygraphe est habituellement utilisé lors de vérifications d’antécédents ou de renouvellements d’habilitations de sécurité pour les agents ayant accès à des informations sensibles. Toutefois, l’utilisation de ces tests à grande échelle dans le cadre d’une enquête sur des fuites est considérée comme très rare, voire sans précédent, selon des analystes et des sources anonymes citées par le New York Times et CBS.
Source : New York Times, CBS.

