Christine Fréchette défend son discours face aux accusations de Paul St-Pierre Plamondon
Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), a réagi aux accusations de Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), qui l’accuse de manipuler le discours autour de l’indépendance du Québec. Lors d’une conférence de presse samedi matin, Fréchette a rejeté ces allégations, affirmant qu’elle présente quotidiennement des propositions concrètes sur divers sujets, tels que les centres de la petite enfance (CPE), l’éducation et l’environnement.
Fréchette a également défendu son utilisation des enjeux économiques, en particulier la guerre commerciale avec les États-Unis, qu’elle considère comme un sujet crucial que d’autres chefs de partis semblent ignorer. « J’entends très peu les autres chefs de partis parler des tarifs de Trump, c’est quand même étonnant », a-t-elle déclaré.
Elle a ensuite critiqué St-Pierre Plamondon pour ne pas avoir mentionné le mot « référendum » lors d’un rassemblement de ses militants, affirmant qu’il tente de dissimuler son agenda indépendantiste. « Hier, il a réuni ses militants, il n’a pas une seule fois prononcé le mot référendum », a-t-elle souligné.
Il est à noter que St-Pierre Plamondon a effectivement abordé le sujet de l’indépendance du Québec lors du lancement de sa campagne, en promettant une « consultation populaire sur l’avenir du Québec », sans toutefois utiliser le terme « référendum ». Fréchette a insisté sur le fait que cela ne doit pas tromper les Québécois, affirmant que cette consultation est en réalité un référendum.
De plus, elle a comparé les stratégies de St-Pierre Plamondon à celles de Donald Trump, arguant que les deux cherchent à affaiblir le Canada, le premier par sa guerre commerciale et le second par son projet indépendantiste. Fréchette a exprimé ses craintes qu’un référendum dans un premier mandat du PQ engendrerait « de l’incertitude » et « de l’instabilité ».
Cette situation met en lumière les tensions croissantes entre les deux partis à l’approche des élections.
Source : Radio-Canada.

