Sur mes 1 000 salades, seules 20 ont survécu : la sécheresse frappe un maraîcher bio d’Ille-et-Vilaine
FAIT PRINCIPAL
À Guichen, au sud de Rennes, la sécheresse a gravement impacté l’exploitation de Samuel Pierin, maraîcher bio à l’EARL La Ferme des Petits Bonhommes. Malgré quelques millimètres de pluie observés le 19 août, ces précipitations n’ont pas suffi à atténuer les effets néfastes de la sécheresse.
CONTEXTE FACTUEL
Installé depuis onze ans dans cette commune de l’Ille-et-Vilaine, Samuel Pierin n’a jamais connu un été aussi chaud, marqué par des vagues de chaleur successives. Son bassin de rétention d’eau, qui a une capacité de 1 300 m³, est désormais presque à sec. À la fin mai, il était plein, mais fin août, il ne restait que 10 m³ d’eau, rendant l’irrigation des cultures extrêmement difficile.
Pour contrer la chaleur, il a dû adapter ses méthodes d’irrigation, abandonnant l’arrosage par aspersion pour un système de goutte-à-goutte, mais ce dernier dépend de la disponibilité de l’eau dans son réservoir.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Les pertes de production sont alarmantes. Samuel Pierin a enregistré la perte de 3 000 plants de salades depuis juin, et sur les derniers 1 000 plants commandés, seuls 20 ont survécu. Pour ses pommes de terre, il s’attend à une récolte d’une tonne, alors qu’il en espérait trois. En raison de la sécheresse, les semis de carottes, panais, radis d’hiver et betteraves ont échoué, menaçant le stock pour l’hiver prochain.
CONSÉQUENCE DIRECTE
La perte de chiffre d’affaires liée à la sécheresse est estimée à environ 10 000 €, un montant significatif par rapport à son chiffre d’affaires prévisionnel de 65 000 €. Samuel Pierin souligne que la viabilité de son entreprise est désormais menacée, et il dépend des aides sociales pour subsister.
Source : Le Télégramme/Romain Leroux.



