La randonnée sans GPS : ils apprennent à se débrouiller seul en montagne 

La randonnée sans GPS : ils apprennent à se débrouiller seul en montagne

Parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes), reportage

Dans un contexte où les outils numériques dominent la préparation des randonnées, un groupe de randonneurs a choisi de revenir aux méthodes traditionnelles. Assis en cercle près du départ du sentier, Julie, Sigried et Patrick examinent attentivement leur carte IGN, sans recourir à une application de randonnée ni à un GPS. Leur objectif du jour : atteindre le refuge des Merveilles depuis La Gordolasque, au cœur du parc national du Mercantour.

Leur formation, organisée par la Fédération française de la randonnée pédestre (FFRandonnée), vise à renforcer l’autonomie des randonneurs en milieu montagnard. Au programme : apprendre à lire une carte, élaborer un itinéraire et évaluer les risques, tout en respectant l’environnement fragile qui les entoure. Aurore Ivaldi, conseillère technique à la FFRandonnée, souligne l’importance de ces compétences, surtout à une époque où la dépendance aux technologies peut poser problème en cas de défaillance.

La formation, qui coûte 140 euros, a été mise en place en collaboration avec les parcs du Mercantour et de la Vanoise. En deux ans, environ trente personnes ont suivi ces stages, qui comprennent cinq niveaux, allant du débutant au plus expérimenté. Julie, Sigried et Patrick participent au niveau intermédiaire, cherchant à acquérir des compétences pour des randonnées en autonomie.

Les participants doivent également calculer le « kilomètre-effort », une me qui évalue la difficulté physique d’un parcours. En effet, même si la distance directe est de 6 km, le dénivelé positif de 800 mètres augmente considérablement l’effort nécessaire pour atteindre leur destination. À la fin de leur formation, ils devront être capables de s’adapter à diverses situations imprévues, comme des changements météorologiques ou des problèmes de santé.

Cette initiative répond à une demande croissante de randonneurs désireux de se reconnecter avec la nature de manière plus authentique, tout en prenant conscience des enjeux environnementaux liés à leur pratique.

Source : Reporterre

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