Epstein, mamelons et camouflage | L’affaire qui a plongé la Maison-Blanche dans la crise

Epstein, mamelons et camouflage : L’affaire qui a plongé la Maison-Blanche dans la crise

(New York) — Des discussions inattendues ont eu lieu dans la Situation Room de la Maison-Blanche, où des sujets sensibles liés à l’affaire Epstein ont suscité une réaction alarmée parmi les collaborateurs du président.

La Situation Room, un complexe situé sous l’aile Ouest de la Maison-Blanche, est traditionnellement le lieu où les dirigeants américains gèrent des crises majeures. Au cours de l’été 2025, elle a été le théâtre de plusieurs réunions sur les dossiers Epstein, comme le révèle un extrait du livre à paraître Regime Change des journalistes du New York Times, Maggie Haberman et Jonathan Swan.

L’extrait, publié récemment, met en lumière la « panique » qui a envahi les conseillers du président à un moment critique de l’affaire. « C’est un énorme problème », a déclaré J.D. Vance lors d’une réunion le 17 juillet 2025, en présence de la cheffe de cabinet Susie Wiles, du conseiller juridique David Warrington et du procureur général adjoint Todd Blanche.

Donald Trump n’a pas été présent lors de ces réunions, y compris celle du 13 août 2025, où un courriel a été discuté, mentionnant une relation sexuelle qu’il aurait eue avec une victime de Jeffrey Epstein, ainsi que des références à des mamelons. La question de la réaction du public face à ces informations non corroborées a été soulevée.

Un responsable a décrit plus tard l’expérience de discuter de mamelons dans la Situation Room comme « surréaliste ».

Todd Blanche sur la sellette

Ce livre n’est pas la seule raison pour laquelle les affaires Epstein refont surface cet été. Todd Blanche, nouvellement nommé procureur général des États-Unis par Donald Trump, sera également interrogé lors de sa procédure de confirmation. L’ancien avocat personnel du président a été décrit comme le principal responsable de la gestion des dossiers Epstein.

Dans le cadre de ses auditions, Blanche devra répondre aux questions des membres de la commission judiciaire du Sénat sur sa gestion des dossiers. Selon des critiques, il aurait non seulement violé l’Epstein Files Transparency Act, mais aussi continué à dissimuler des millions de documents liés à Epstein, retrouvé mort en août 2019.

Depuis le 22 décembre 2025, le département de la Justice a mis en ligne plus de 3,5 millions de pages des dossiers Epstein, dont une grande partie est lourdement caviardée, en contradiction avec la loi. Ce chiffre ne représente qu’une fraction des 6 millions de pages que détient le département. En avril dernier, Todd Blanche a confirmé que des millions de pages ne seraient pas publiées, évoquant des doublons et des documents sans lien avec Epstein.

Une grâce pour Maxwell ?

La probité de Todd Blanche a été mise en question pour diverses raisons. Dans Regime Change, il est décrit comme un avocat dont l’objectif principal est de protéger Donald Trump. Une note du département de la Justice et du FBI, diffusée le 6 juillet dernier, affirmait qu’il n’existait ni « liste de clients » d’Epstein ni preuves crédibles qu’il ait fait chanter des personnalités influentes.

L’idée d’accorder une grâce présidentielle à Ghislaine Maxwell en échange d’un témoignage disculpant Trump a été évoquée lors d’une réunion, mais rejetée en raison des implications en matière de relations publiques. Todd Blanche a néanmoins recueilli le témoignage de Maxwell, transférée dans une prison à sécurité minimale après avoir affirmé que Trump n’avait rien fait de répréhensible.

La nomination de Blanche au poste de procureur général pourrait être interprétée comme une récompense pour ses services dans cette affaire.

Source : New York Times

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *