Des groupes anti-liberté d’expression identifiés par le renseignement en France
Le Rapport annuel 2025 pour la liberté de création met en lumière l’existence de « groupements formellement constitués » qui, selon le ministère de la Culture, seraient à l’origine d’actions organisées contre des artistes et des acteurs culturels. Ces organisations, pour la plupart identifiées par les services de renseignement territorial, sont jugées « particulièrement impactantes ».
Le rapport évoque des pressions violentes et des actions dirigées contre des programmateurs, élus territoriaux et enseignants, soulignant la nécessité d’une « attention renforcée » envers ces groupes, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Cependant, le terme « identifié » ne signifie pas nécessairement « surveillé » ou « fiché », laissant planer une certaine ambiguïté sur le statut de ces organisations.
En novembre 2024, le Sénat avait déjà évoqué des groupes variés, comme Civitas et Riposte Catholique, impliqués dans des incidents notables, tels que le sabotage d’un spectacle à Nantes. Le rapport indique également que, entre mars 2025 et mars 2026, 76 incidents ont été recensés, dont 55 émanant de la société civile, sans préciser combien sont attribuables à ces groupements.
Le ministère de la Culture a noté que ces organisations seraient responsables d’actions « particulièrement impactantes », mais n’a pas fourni de détails sur leur identité ou leurs méthodes. Ce flou soulève des questions sur la nature et l’origine des pressions exercées sur la création artistique en France.
Source principale : Rapport annuel 2025 pour la liberté de création.



