Dissolution de l’Assemblée : Matar Diop appelle à des mes face à la 15e législature
L’ancien député Matar Diop, récemment rallié à la coalition Kiiraay, a exprimé des préoccupations majeures concernant la 15e législature du Sénégal. Selon lui, la situation actuelle à l’Assemblée est « bien pire » que celle qui avait justifié la dissolution de la législature précédente. Diop appelle le président Bassirou Diomaye Faye à « prendre ses responsabilités » face à ce qu’il qualifie de « défiance manifeste » envers l’exécutif.
Matar Diop, qui a siégé lors de la précédente mandature, rappelle les motifs ayant conduit à la dissolution du 12 septembre 2024, notamment le boycott du débat budgétaire, le rejet des réformes concernant le HCCT et le CESE, ainsi que les menaces de motions de cen. Il précise néanmoins que la défiance de la 14e législature n’est pas comparable à celle de l’actuelle.
L’ancien député souligne plusieurs faits préoccupants. Parmi eux, une révision constitutionnelle qui a été rejetée par le Conseil constitutionnel, et une offensive sur les « fonds secrets », perçue comme une intrusion dans les prérogatives présidentielles. Il mentionne également les lois L29 et L30 du code électoral, qui ont suscité un avis défavorable du président de la République et ont été ignorées par la majorité parlementaire. De plus, il rappelle que le président de PASTEF, Ousmane Sonko, a exprimé son intention de déposer des motions de cen « autant de fois que nécessaire » pour renverser le gouvernement.
Pour Matar Diop, la 15e législature, avec ses 130 députés du PASTEF, ne se limite pas à contrôler l’exécutif, mais le défie ouvertement et sabote ses réformes. Il affirme que cette législature « mérite d’être dissoute plus que la 14e », appelant le chef de l’État à résoudre ce conflit institutionnel sans précédent. Cette déclaration relance le débat sur l’équilibre des pouvoirs au Sénégal, alors que la cohabitation entre le président Faye et son ancien Premier ministre, devenu président du Parlement, est particulièrement tendue.
(Source : Dakaractu)



