Ça y est, l’Europe se remue enfin sur sa constellation souveraine, mais reste si loin de Starlink

L’Europe avance sur sa constellation souveraine IRIS²

Le projet de constellation souveraine IRIS² entre enfin en phase de fabrication, marquant une avancée significative pour l’autonomie spatiale de l’Europe. Toutefois, la réponse à Starlink ne sera pas opérationnelle avant 2029.

IRIS², acronyme de « Infrastructure for Resilience, Interconnection and Security by Satellites », représente un projet ambitieux destiné à doter l’Union européenne d’un réseau de communications hautement sécurisé et indépendant des influences extérieures. L’officialisation de l’accord d’exécution, signé le 7 août 2026, met fin aux négociations avec le consortium SpaceRISE, composé de SES, Eutelsat et Hispasat, et lance la fabrication industrielle des satellites.

Retard sur le calendrier initial

Alors que Thierry Breton, commissaire européen, avait annoncé des services dès 2024, le lancement des premiers satellites a été reporté à 2029. Ce décalage, bien que regrettable, est considéré comme normal pour un projet de cette envergure, comme l’ont souligné l’Agence spatiale européenne (ESA) et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

Une augmentation des capacités

Le projet a également nécessité des ajustements financiers, car la facture a dépassé les prévisions initiales. Des fonds supplémentaires seront nécessaires pour la période 2028-2034, et des contributions significatives ont été engagées par plusieurs pays, notamment l’Espagne (jusqu’à 2 milliards d’euros), la Pologne (656 millions d’euros) et la Hongrie (500 millions d’euros). Au total, la constellation comptera désormais 348 satellites, dont 330 en orbite basse et 18 en orbite moyenne, permettant une augmentation de 60 % de la capacité de communication sécurisée au sein de l’UE.

Conclusion

IRIS² ne vise pas à rivaliser avec des projets comme Starlink sur le marché grand public, mais a pour objectif d’asr une autonomie stratégique pour les gouvernements et les services d’urgence en Europe. Ce projet est essentiel pour garantir la résilience des infrastructures de communication face aux menaces géopolitiques actuelles.

Source : Commission européenne, ESA.

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