Zones à risque : comment vérifier si votre logement reste assurable ?

Zones à risque : comment vérifier si votre logement reste assurable ?

Votre habitation peut-elle encore être assurée sans difficulté ? Cette question, autrefois théorique, devient de plus en plus pressante dans les zones exposées aux catastrophes naturelles. Les asurs examinent désormais les adresses avec une attention accrue, notamment face aux inondations récurrentes, aux fiss causées par la sécheresse et à l’augmentation des feux de forêt. En France, le régime Cat Nat garantit un socle de protection, mais il n’empêche pas une hausse des tarifs ni un durcissement des conditions d’assurance.

Toutefois, des éléments comme l’historique de sinistres, la localisation précise et les mes de prévention mises en place peuvent influencer la décision des asurs. Selon Christel Caterino, responsable du Pôle Immobilier chez NousAssurons, « à ce jour, on ne peut pas encore parler de territoires totalement inassurables en France. En revanche, certaines adresses deviennent plus difficiles à asr lorsqu’elles cumulent une forte exposition aux risques et une sinistralité répétée. »

Sud : incendies et sécheresse sous surveillance

À l’échelle nationale, les primes d’assurance ont progressé de 8 % à 12 %, avec une augmentation moyenne de 17 euros par an due à la hausse de la surprime Cat Nat. Dans des régions comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Corse et certaines parties de l’Occitanie, le risque d’incendie est de plus en plus pris en compte par les asurs. Les maisons situées à proximité des massifs boisés, isolées ou mal débroussaillées, peuvent faire l’objet de conditions d’assurance plus strictes. De plus, le retrait-gonflement des argiles fragilise les maisons individuelles après des épisodes répétés de sécheresse.

Ouest, Nord et vallées : le risque inondation renchérit la note

Dans des régions telles que la Bretagne, la Normandie, le Centre-Val de Loire ou les Hauts-de-France, ainsi que dans les vallées du Rhône, de la Loire et de la Garonne, les biens situés en zone inondable peuvent rester assurables, mais les conditions peuvent varier. Il est à noter que, même lors d’un changement de propriétaire, les caractéristiques du bien et son historique de sinistres peuvent conduire certains asurs à refuser le risque, à appliquer une tarification plus élevée ou à imposer des conditions de souscription plus strictes.

Demander l’historique d’assurance avant d’acheter

Il est essentiel de vérifier le plan de prévention des risques, de consulter l’état des risques remis lors de la vente et d’interroger l’asur avant la signature définitive. Christel Caterino souligne que « découvrir après l’achat que le logement est difficile ou très coûteux à asr peut directement peser sur son budget, son financement et, à terme, sur sa valeur de revente. » L’assurabilité devient ainsi un critère immobilier à part entière.

Source : Capital

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