Zambie : l’experte de l’ONU appelle à mettre fin à la répression des opposants

Zambie: une experte de l'ONU appelle à cesser la répression contre les opposants

Zambie : l’ONU appelle à mettre fin à la répression des opposants

Le 2 septembre 2026, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour le droit de réunion, Gina Romero, a exigé que la Zambie « mette fin immédiatement à la criminalisation de la dissidence politique », suite à l’arrestation de l’opposant principal, Brian Mundubile, juste avant l’investiture du président sortant Hakainde Hichilema.

Au lendemain de cette investiture, des préoccupations internationales émergent concernant le traitement des opposants politiques. Gina Romero a exprimé sa « vive inquiétude face à la détérioration de la situation démocratique et des droits humains en Zambie », soulignant des « graves allégations d’irrégularités » lors des élections du 13 août dernier. Ce scrutin a été marqué par des accusations d’intimidation, de partialité et de restrictions à l’encontre de l’opposition, ternissant ainsi la réputation démocratique de ce pays d’Afrique australe.

La rapporteuse a noté que ces violations incluent des actes d’intimidation généralisés et l’arrestation présumée de centaines de partisans de l’opposition. Elle a également mentionné des accusations de trahison portées contre des responsables de l’alliance d’opposition, ce qui constitue « un précédent dangereux ».

Brian Mundubile, qui a terminé deuxième lors de la présidentielle, a été arrêté le 29 août, mais n’a pas encore été présenté devant un tribunal. La situation des opposants en détention suscite des inquiétudes croissantes. L’ONU demande la libération de « tous les détenus politiques » et souligne que « une démocratie exige que toutes les voix puissent s’exprimer librement ».

Le ministère des Affaires étrangères zambien a réagi en affirmant que les déclarations de la rapporteuse contiennent « des erreurs factuelles » et « outrepassent son mandat », tout en risquant d’affecter les procédures judiciaires en cours contre les opposants arrêtés. Parallèlement, l’Église anglicane d’Afrique Australe a exprimé sa préoccupation face à la détention de figures de l’opposition.

Historiquement, la Zambie a été reconnue comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique, avec une tradition de transferts de pouvoir pacifiques depuis le retour au multipartisme en 1991. Cependant, cette réputation est mise à mal sous la présidence de Hakainde Hichilema, où la contestation est de plus en plus réprimée.

Source : RFI

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